‹ La traversée de l'AfriqueChapitre 82 sur 106 · FEES · texte numérisé non relu

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wagons à ballast; mais il y avait des formalités a accomplir et du temps à pe rdre: nos RE qui nous avaient portés jusqu'ici, pouvaient bien nous porter encore pendant les 50 ou 60 kilomètres qui nous séparaient de la ligne exploitée.

Le 6, grâce à l'intervention d’un agent de l'Etat, qui oblige les porteurs à doubler l'étape, nous passons Nsona-Bata et Kibembo : 35 kilomètres. Nous arrivons le 7 au pont de l’Inkissi, encore inachevé.

De l’autre côté de la rivière se trouve Gongolo point terminus du chemin de fer. C'est la fin du voyage à pied!

Le lendemain, je m'installe dans un compartiment, tandis que mon cc monte dans un wagon à marchandises, et la locomotive nous emporte vers Toumba. Pour mes hommes, le chemin de fer a l'attrait du nouveau; je le leur ai souvent décrit, mais ils peuvent maintenant voir par euxmêmes et se rendre compte : juchés sur des piles

bagages, ils s'extasient avec de gros rires sur ce mode de transport si supérieur aux jambes, si rapide, avec lequel on traverse la brousse sans fatioue. Aux arrêts, ils vont regarder la machine et le mécanicien, entre lesquels ils ont l'air de partaser également leur admiration.

Pour moi, ce qui me frappe, c’est la beauté sau

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ge, la grandeur de certains paysages aperçus sur la route qui traverse les monts de Cristal. On n’est pas moins saisi par la hardiesse de ces ingé nièurs qui ont osé jeter sur ces ravins et accrocher aux flancs de ces montagnes ce brave petit che min de fer qui triomphe de mille obstacles en app:

rence insurmontables. Soufflant péniblement, L

locomotive traîne ses wagons jusqu'au sommet des pics, par des voies en spirale ou en zigzag; ell

redescend à travers les vallées, franchit des préci

> Se pices, coupe des forêts, se cramponne aux aspérités et, par un travail inoui, arrive à passer partout. C’est une œuvre magnifique, ane ce chemin de fer de Matadi à Léopoldville, et il fait grand honneur à la science moderne. L'histoire de cette entreprise montre ce que peuvent obtenir l'énergie, la persévérance et l'esprit de suite. Que de diffi-

cultés 1l a fallu vaincre : luttes contre le climat, contre la paresse des noirs, contre la méfiance des actionnaires. La ligne, aujourd'hui achevée, est en pleine prospérité.

À Toumba, où nous arrivons à 5 heures et demie, le baron de Rosen, commissaire de district, me fait excellent accueil, et, après une nuit de repos, nous nous réembarquons pour la deuxième et dernière Journée de chemin de fer.

Un peu avant d'arriver à Matadi, un coup d'œil admirable nous est offert du haut d’une corniche : immense et majestueux Congo, encaissé de falaises, roule ses flots gris et ses tourbillons d’écume à 150 mètres sous nos pieds; 1l sort tout bouillonnant des cataractes et s’élance désormais librement vers la mer. Après l'avoir encore une fois perdu de vue, nous ne tardons pas à entrer en gare de Matadi, qui est une petite ville européenne en train de s'élever sur le versant pierreux d’une colline. Nous y débarquons le o novembre à 6 heures du soir. Le lendemain arrive en rade une de mes vieilles connaissances : le Xoguelle de la compagnie anglaise de Liverpool, sur lequel J'ai fait, en 1800, la traversée de Lagos à Liverpool. Le Roguelle devant toucher à Libreville, je m'y embarque tout de suite; c'est à son bord que nous allons descendre le Congo, en touchant à Noki, à Binga et enfin à Boma.

À Boma, je me rends à terre pour saluer le gouverneur de l'Etat indépendant, M. Wangermée, qui reçoit avec beaucoup de bonne grâce les remerciements que je lui adresse pour la façon dont j'ai été partout traité par les Belges. Le lendemain nous repartons pour Banane. Le 13 novembre, à

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4 heures de Hat rue oo. quittant Baà 1,

Je ne saurais dépeindre la joie qui me transporte à la vue de l'Atlantique! Il y a aujourd'hui trois

ans, deux mois et quinze jours que Jai perdu de vue D Indien, là-bas. Depuis, nous avons remonté fleuves, traversé des lacs, gravi des

mor itagnes nous avorïis lutté contre des nOoMIIES 3 ) ) contre des anima IX, contr E les Malaudules ; fAOUS avoiis

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de angers, HOUS VOIC ] aonc entn au but . JOUS avons Irancni CCC 1ININENSE continent noi que HOUS laissons derrière nous. La traversée de l'Afrique

équatoriale du Zambèze au Congo, de l'océan In-

dien à l'Atlantique, est maintenant accomplie. J'éprouve une émotion que je ne puis exprimer Ah! que n'’êtes-vous là, Bertrand et de Borely, que Je IDC Jette dans vos bras? Nous célébrerions € semble cette’ joie du but atteint! Hélas! je su seul! Autour de moi des étrangers aux visages

indifférents wi pourtant, il me reste mes ami NOITS : ] bielle Msiambiri et Kambombé, je leur montre l'immense HA ppe bleue, et, les yeux humides,

je leur serre les mains

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