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à Mohorro, Dar-el-Salam. Il y a dans l’Usambara une LME à }: | Compagnie qui commence à planter du café. C’est, à 128 | ma connaissance, le seul établissement de l’intérieur. Eh de ; | [ En somme, il existe douze grandes Compagnies de nie #1 Le plantations avec un capital variant entre 7 et 2 millions do | | de marcs, huit grandes Compagnies de commerce, une 1 ,
centaine de petits traitants arabes, grecs, indous, goa- ‘1 nals, etc., établis sur les divers points de la côte, un ou | deux à Oudjiji, un à Tabora (x).
D'ailleurs le pays est assez misérable et la population clairsemée; les productions naturelles sont insignifiantes ; livoire est rare, le caoutchouc aussi. On trouve dans quelques régions, entre l'Océan et le lac Tanganyika, des pays de pâturages où les indigènes possèdent du bétail; l'élevage pourrait encore être développé. De même, des plantations de cacao, de tabac, de café (c. liberica), pourraient être essayées avec succès; je ne sache pas qu’on en ait tenté ailleurs que sur la côte et dans l’Usambara. Sur le littoral, la culture du giroflier fait l’objet d’une industrie assez importante; il faudra en créer d’autres, car le pays est peut-être fertile.
Quant au chemin de fer de Dar-el-Salam au Tanganyika, on se demande, comme pour celui de Tchiromo à Blantyre, ce qu’il va bien pouvoir transporter pour faire ses frais. Mystère. On a beau dire que le rail, en pénétrant en Afrique, y développe la civilisation et le commerce, 1l ne fait pourtant pas sortir de terre du caoutchouc ou de l'huile de palme. Il ne rend pas populeux les districts déserts. Il ne fait pas venir des éléphants là où il n’y en a point. Tout au contraire : il ferait fuir ceux-ci pour toujours, s’il y en avait. J’admets qu’un chemin de fer, en arrivant dans un pays, permette de développer les ressources qui s’y trouvaient auparavant à l’état latent, et qu’on ne pouvait exploiter à cause de la difficulté des transports; mais enfin il n'apporte pas la richesse aux
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