‹ La Trépanation Crânienne: Chez les Néolithiques et chez les Primitifs ModernesChapitre 21 sur 72 · TREPANATION CHEZ LES PEUPLES PRIMITIFS · texte numérisé non relu

TREPANATION CHEZ LES PEUPLES PRIMITIFS

La pratique de la trépanation chez les primitifs contemporains, reconnue à peu près à la même époque (Paris, 1865) que la trépanation chez les néolithiques, est loin d’avoir, comme elle, fait l’objet d'aussi nombreux travaux.

Cela tient à ce que cette coutume, encore très fréquente au siècle dernier, recule devant l’envahissement de notre civilisation moderne (interdiction de la trépanation à l'aide du silex chez les Indiens de l'Amérique du Sud).

La trépanation « primitive » n'existe plus en Océanie, où du moins on ne signale plus sa pratique; et, cependant, nous verrons qu'à la fin du siècle dernier c'était une coutume chirurgicale particulièrement florissante.

Cette coutume a également disparu en (Cornouailles, au Daghestan, en Serbie el en Albanie. Seuls les Chaouïas de l’Aurès n’ont pas abandonné la pratique de la trépanation, et la « fidélité bien connue des Kabyles à leurs usages nationaux fait supposer qu'elle durera longtemps encore » (Capitan (467). |

La disparition presque complète de la trépanation chez les primitifs ne diminue pas l'intérêt qu’elle offre par son analogie avec la trépanation néolithique, car elle nous permet de mieux la comprendre.

Notre étude portera sur deux sortes de documents. Les premiers, ostéologiques, pourront être comparés aux documents analogues de l’époque néolithique. Les seconds, ethnographi-

ne — 61 — ques, c’est-à-dire la description de l'opération elle-même,

observée par les explorateurs, nous renseigneront peut-être sur les procédés de la trépanation à l’âge de la pierre polie.

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