‹ La Trépanation Crânienne: Chez les Néolithiques et chez les Primitifs ModernesChapitre 28 sur 72 · ASIE · texte numérisé non relu

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Des pratiques chirurgicales étaient en honneur dans l'Hindou-Kousch et le Daghestan vers la fin du xx° siècle, et leur analogie avec les opérations pratiquées aux temps néolithiques peut faire penser à une communauté d’origine.

D'après une communication de Zabozowski [241] à la Société d'anthropologie en 1897, les Siah-Pouche, habitants du Dardistan, pratiquaient des brûlures sur le vertex et au-dessus des oreilles dans un but préventif contre la maladie. Il faut sans doute apparenter celte pratique avec celle du T sincipital de Manouvrier. Zabozowski ajoutait que « par leurs caractères physiques et moraux, comme sans doute par leur langue, les Siah-Pouche se rattachent à l’Europe ».

Capitan [46] rappelle un article de la Lancet (1888) sur la trépanation proprement dite dans le Daghestan : « Les montagnards du Daghestan ont pour coutume de trépaner dans toutes sortes de circonstances, bien souvent même lorsque cela semble le moins nécessaire. L'opération est pratiquée non seulement pour les traumatismes du crâne et les céphalées, mais encore, parfois, en vertu du principe de « œil pour œil, dent pour dent ». Souvent, l'opération est faite sur une personne qui a reçu un Coup, principalement pour que le meurtrier ait à payer l’opérateur, ce que, suivant: la coutume locale, il est obligé de faire. On peut en conclure que ni l’opérateur, ni le patient, ne craignent cette opération et que chez eux elle est absolument sans danger. Pour la pratiquer, ils ne se servent point du trépan, mais d’une gouge étroite à angles émoussés. Une incision est faite aux téguments, puis l’os ruginé est gougé avec l'instrument et les bords de l’incision sont rapprochés par dessus. Le Docteur Krivyakin, qui a signalé cette étrange coutume dans un journal de médecine militaire russe, dit que le patient reste tout à fait tranquille pendant l'opération et qu'il ne manileste pas la moindre douleur pendant que l'opérateur attaque les os. »

- Ces coutumes européennes, d’origine certainement scientifique, et ces coutumes asiatiques, dont le point de départ nous échappe, ont un étroit degré de parenté avec les coutumes océaniennes et africaines. En ellet, l'identité des procédés et de l'indication opératoire les rapproche.

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