‹ La tribune moderne M. de ChateaubriandChapitre 17 sur 76 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

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ÉpnoivK. — LCTTi: cosmrvtKf; avec L*A3iBA'S\r*ri'K — docbi.k ioi\bemn)x- DA5CE. — MÉMOIRE SECRET ADRESSÉ AC l'RFMIER CO^.VL•L. — IMIDEXTS l’RIxfjs. SÉJOUR ET MORT DE MADAME DE BEAUMONT. IMPATIENCE DK QIITTFR

nom:. — interventions amicales a cet ftfet. — nomination a’la pi.aiT' dk

MINISTRE DE LA Réri^lQl'E rHANÇAl.-K HANS IX V.Af.AIS, — RETOIR A PARI».

Au printemps de 18n3 (prairial an Xi|, chargé des vœux et des recommandalions de ce qn’on pouvait appeler alors le parti catholique, M. de Chateaubriand quittait Paris, pour se rendre à son poste de Rome, en passant par I.yon, où il devait trouver son ambassadeur. 11 était heureux et triomphant. «Je quitte. Lyon, écrivait-il, quehpies jours « après, ÙM. de Foidaues*, comblé d'amitiés, d'honneurs « et presque d'aigout. Du moins, j'emporte deux cents « louis eu or, fruit d'une édition méditée; les libraires « m’auraient donné ce que j’aurais voulu. Ma belle et ex- « cellentc proleclrice m’a fait écrire. Elle est contente de « ma lettre. L’êtcs-vous aussi? Veillez à mes intérêts, mon « cher cidiuit ; et encore mieux, souvenez-vous de moi, « comme du plus sincère ami que vous ayez au monde, »

^ I..eUrej inéiütcs communi•]luV'^

I(KS 1.A TUlüLMi MOllEllSE.

l-a Il'üiv, iloiil madame Haccioclii se montra Irèscontenle, était sans doute un remereiment au premier (ionsid, >’ous ne l'avons |)as; mais, on en devine la llaltciise expression, au si)ectatdc même (pic M. de lihateauluiand avait alors sous les yeux, et à la part qu’on lui donnait dans cette restauration du culte, qui transportait de joie les Lyonnais tombés, naguère encore, des cruels souvenirs de la Terreur sous la licence et l'impiété du Directoire. L’autour du Gi'iiie du Clirisiianiÿine s’associait de toute son ardeur à ce mouvement public, «,1e suis à « merveille avec le Cardinal, écrivait-il dans la même let- « tre. >’ous avons fait une procession, qui a ravi les Lyon- « nais. » Puis, laissant le prélat dans l'exercice de ses fonctions épiscopales, où il se jdai.sait, le secrétaire de légation était parti, |)our annoncer à Uonie l'installation de la nouvelle ambassade. Passer le mont Cenis, traverser .Milan, où commandait en chef le beau-frère du premier Consul, le brillant général Murat, trouver partout admiration et faveur dans les jeunes ollicbu's français et les lettrés italiens, ce furent les seids événements de ce facile voyage qui amenait M. de Cliateaidjriand à Home, pour les solennités de la fêle de saint Pierre ; et ce n’est qii'après (]ucl- ([ues jours passés au palais de l'ambassade, que les mécomptes et les diflicultés commencèrent.

Ln attendant la |)résencc du cardinal, la b’-gation française était encore occupée par l’ancien agenldu Dinîctoire, .M Cacault, révolutionnaire honnête et sensé, devenu trèsami du pape, et parM. Artaud, secrétaire d'ambassade, homme de lettres, et, plus tard, censeur sous l’Cmpire. L’éclat de M. de Chateaubriand ne |)ouvait plaire à ces détenteurs idns modestes de l’amba.ssade. Le nouveau secrétaire de légation, comme on peut le croire, avait hâte

M. DE CIIATEAlimiAMf

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