RETRAITE FORCÉE DR M. DE VILLÈLE. — NOUVEAU MINISTÈRE. M. DE CRA
TEaUDAIAND ambassadeur a ROME.
L’injure était sanglante, et fut violemment ressentie, JansJa liberté de la presse, contenue d’abord, mais réelle, que laissait le régime légal de cette époque. Un adversaire tel que M. de Chateaubriand, armé d’une publicité de chaque jour, allait doubler son action sur les esprits. Il n’était pas alors interdit aux journaux de blâmer aucun fait ailministratir, de discuter librement aucun acte de l'autorité, d’aborder une question, de rappeler un principe qui pût déplaire, je ne dis pas à la justice, mais à quelque surveillance purement discrétionnaire. Appuyé sur la Tribune, dont les paroles étaient libres et reproduites, la pre.ssc quotidienne avait un droit reconnu de débattre les affaires publiques, d'exposer les faits, de juger les opinions, d’avertir, de réclamer, de contredire. Elle