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Mais l'opération de HALBAN doit également son efficacité contre l’incontinence d'urine, au fait que l’entrecroisement des fascia, unis l’un à l’autre au-dessous de l’urètre postérieur et du col vésical reconstitué, forme une sorte de sangle, « d’écharpe », dont l’action est comparable à celle du lien de fascia lata ou de fil non résorbable, dans la « sling operation » d’ALDRIDGE.
3° La reconstitution de l'urètre dans son calibre et dans sa longueur est aussi une nécessité, bien que, pour l’école anglaise de Liverpool, cette manœuvre soit moins essentielle que le rétablissement de l’angulation vésico-urétrale. . À cette dilatation plus ou moins marquée de l’urètre, qui tend à former une sorte d’entonnoir continuant sans démarcation le fond vésical, il faut opposer une plastie reconstructive.
La plus simple et la plus régulièrement efficace est l'opération de MARION : plicature par des points en U non résorbables de l’urètre distendu, qu’on recalibre sur une sonde de MALECOT n° 16 à 18. On l’associe régulièrement à l’opération de HALBAN dans le.premier temps de la triple: opération périnéale. |
L’on s’efforce ainsi de redonner à lurètre une longueur de 3 cm. au moins en refaisant au mieux par plicatures en un ou deux plans le col vésical de la façon classique.
4° La suppression du bas-fond vésical et des diverticules sous-urétraux de la vessie.
Elle exige une dissection très haute du bas-fond vésical, avec parfois mise en évidence des uretères.
Ceux-ci constituent un danger réel qu’il ne faut pas négliger. Ils ont été blessés et comprimés une. fois dans les sutures en faisant le refoulement en bourses superposées du diverticule vésical à la façon de MariON. Depuis lors on préfère faire la plicature verticale de la vessie sur la ligne médiane, par points séparés à la façon de SANGER. Il faut avoir bien soin de repérer les uretères, dans la