HAUTE
descendent de chaque côté pour se continuer avec le tissu cellulaire de la face antérieure de listhme utérin.
Un coup de ciseaux transversal à la partie inférieure les détache et constitue de chaque côté un lambeau triangulaire assez étoffé qui, suturé à son homologue, va reconstituer le plus bas possible cette cloison urétrovaginale ou « nœud fibro-musculaire antérieur ».
2° Le rétablissement de l'urètre dans sa direction optima : verticale sur un sujet debout, horizontale sur une malade en position gynécologique, est le deuxième objectif de l’opération.
Cette nécessité dont tous les chirurgiens avaient remarqué l'importance, s'explique par les travaux de JEFFCOATE et d’'ALDRIDGE en particulier.
En effet la normalisation de la direction urétrale a des conséquences importantes qui ont été bien mises en valeur par JEFFCOATE et RoBERTS en 1952. Elle rétablit l’angulation entre vessie et urètre qui est capitale pour assurer la continence des urines. Or, redonner à l’urètre sa direction correcte, revient à relever le col vésical et à fixer la vessie dans sa position haute normale.
Le Professeur MARION réalisait cette vésico-fixation haute par voie abdominale, et il a eu des imitateurs nombreux. À Bordeaux, le Professeur CHARRIER avait coutume d’associer ce temps abdominal à la colpopérinéorraphie postérieure.
Mais nous avons dit que l'opération de HALBAN (vésicofixation par voie basse) avait supplanté, dans la plupart des cas, la laparotomie.
Dans le temps antérieur de la triple opération périnéale, les fascia disséqués sont sélectionnés et fixés par des points non résorbables, le plus haut possible à la face antérieure de l’utérus, afin de redonner sa fixité et son élévation normale au col vésical, et à l’urètre postérieur son angulation efficace par rapport à la vessie.