‹ La Triple Opération Périnéale Dans La Cure Du Prolapsus Génital: Bases Anatomiques Et Technique OpératoireChapitre 18 sur 30 · TECHNIQUE DE LA TRIPLE OPERATION PERINEALE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE DE LA TRIPLE OPERATION PERINEALE

Elle réunit en trois temps successifs un ensemble opératoire que l’on peut réaliser au cours de la même intervention, et qui visent chacun la correction d’un des éléments essentiels du prolapsus :

— La cystocèle ; — La descente de l'utérus avec modification du col ; — La rectocèle.

Chaque temps opératoire aura pour but de renforcer ou de reconstituer les trois points de résistance dont le défaut est à l'origine des lésions : les trois nœuds fibromusculaires antérieur, supérieur et postérieur, sur lesquels nous avons insisté. |

Ces trois temps sont, à notre avis, toujours nécessaires, car le développement normal du prolapsus est conditionné par la défaite successive de ces trois points de résistance.

Mais suivant les malades, tel ou tel de ces points. sera plus affaibli et plus affecté que les autres, et on fera porter alors sur lui au maximum laction curatrice, en ébauchant seulement le traitement des autres.

Pour donner leur plein rendement à chacun de ces temps opératoires capitaux, les chirurgiens ont ajouté à la technique principale, une série de manœuvres ou de procédé accessoires, dont l'expérience a consacré la valeur, ‘et qui peuvent s'intégrer logiquement dans la technique d'ensemble.

Dans les cas avancés, tous mériteront d’être utilisés pour renforcer l'efficacité des trois temps principaux. Dans les prolapsus partiels ou plus atténués, certains d’entre eux pourront être omis ou seulement ébauchés. Cest au chi-

rurgien à faire d’abord œuvre de clinicien et à jauger l’importance ou le degré de tel ou tel symptôme, pour lui apporter la correction nécessaire et suffisante.

Les trois temps qui nous paraissent constituer la base du traitement logique du prolapsus sont tous effectués par la voie basse. Ce sont :

— Un temps antérieur : colpopérinéorraphie antérieure ;

— Un temps moyen: amputation du col avec hystéropexie par les utéro-sacrés ;

— Un temps postérieur : colpopérinéorraphie posté-

rieure.

Les procédés associés doivent être étudiés pour chacun des temps successifs. Voici le bref exposé schématique de ces diverses manœuvres :

L — Temps antérieur :

Il serait logique de l'appeler :

COLPO-PÉRINÉORRAPHIE ANTÉRIEURE APRÈS CYSTOPLASTIE ET CYSTOPEXIE.

C’est essentiellement une opération de Halban, associée à la réfection du col vésical et de l'urètre, par le procédé de Marion, et à la suppression du diverticule sous-urétral, selon Sänger.

Cette association est classique et est utilisée par de nombreux chirurgiens avec quelques variantes. Nous lPavons vu employée à Lyon par M. CoTTE avec la seule modification de la plicature en bourses successives de la vessie, à la façon de MaRIoN.

Voici les temps successifs de l’opération :

— JIncision verticale de la muqueuse vaginale, soit au

bistouri soit aux ciseaux mousses, à la facon de Crossen.

— Dissection très étendue de la vessie, au ras du muscle, pour laisser le fascia de HALBAN sous la muqueuse, et très haut, en liant de chaque côté les pédicules vasculaires venant des artères cervico-vaginales.

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