‹ La tristesse et la joieChapitre 102 sur 146 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

Op. cit., p

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« celte question penchait pour levplication suivante : Il (( avait souvent vu lui-même, et en particulier chez les « femmes, les cheveux grisonner à la suite d'émotions vio- « lentes ; mais c'était, disait-il, que dans leur toilette, elles « se donnaient beaucoup moins de peine qu'avant pour dis- « simuler leurs cheveux gris sous leurs cheveux noirs, et il « avait souvent vu revenir lancienne couleur dès que les pa- « lientes reprenaient pleine possession d'elles-mêmes '. »

11 peut bien se faire que cette explication peu physiologique trouve souvent sa place, et qu'elle diminue d'autant le nombre des cas que la physiologie doit expliquer.

Les yeux perdent également leur éclat dans la dépression mélancolique et le phénomène est assez complexe.

On peut d'abord invoquer la diminution ou la suppression des sécrétions lacrymales chez tous nos déprimés qui, nous le savons, ne pleurent pas. La cornée n'est plus humectée sans cesse ; elle peut paraître sèche et terne.

On peut aussi parler avec Piderit ' de la pression exercée par la capsule mendiraneuse del'œilsur le contenu liquide du globe oculaire ; si la capsule est relâchée, ce qui arrive dans les cas de tristesse et de fatigue, le contenu du globe oculaire ne sera plus aussi comprimé et perdra de son éclat.

On peut enfui, avec le même auteur, attribuer la diminution de l'éclat au ralentissement circulatoire qui retentit certainement sur les hunieuis de l'œil, soit pour en diminuer la quantité, soit pour en augmenter la concentration, mais on aurait tort de vouloir expliquer le [)hénomène par les seules varialions des sécrétions ou de la circulation et je trouve que, sur ce point. Pidcril esl incomplet. A mon aNis, le jeu tout extérieur des j)au[)ières exerce, dans bien des cas, une inlluence sur l'éclat du globe oculaire.

Si les paupières sont écaitées ()ai- [)aralysie des S[)hinclers oibiculaires, comme il ariive ((uelquefois, le globe oculaire

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