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visage serait ainsi, dans l'éinolion-choc, un pliénoniène primitif et la rougeur un phénomène secondaire.
On doit toutefois reconnaître que cette loi soufTre, au moins pour les couleurs du visage, de notables evceptions dont le mécanisme est encore mystérieux.
Bien plus faciles à connaître et à comprendre sont les. changements de couleur qui se produisent dans les émotionssentiments de joie et de tristesse. — Ici la durée des pliéno-
?nes, leur stabilité, facilite l'analyse et Texplication.
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Pendant la mélancolie dépressive, on constate de grandes modifications dans la couleur de la peau, des cheveux, et dans l'éclat des yeux.
Quelquefois la peau est simplement pale ; plus souvent elle est violacée, surtout vers les extrémités, aux mains, aux pieds, aux joues; plus rarement elle est blanchcitre. — Souvent ces différentes teintes se produisent en même temps chez un même sujet, la peau restant pâle vers les parties centrales, comme le thorax et le ventre, et bleuissant de plus en plus jusqu'aux parties extrêmes.
Marie présente toutes ces teintes, dans ses jours de grande dépression; Edouard est simplement pâle, F... a les lèvres et les mains nettement violettes.
Ces diiférentes couleurs se rattachent évidemment au ralentissement de la circulai ion que nous avons constaté sur la périphérie. — La pâleur est le premier synqitome de la vasoconstriction active ou passive, elle est due à la diminution de l'adlux sanguin ; les teintes violettes et bleues témoignent du même ralentissement et sont dues aux modifications chimiques du sang.
Connue il stagne dans les tissus, il n perd tout son oxygène et se charge d'acide carbonique ; mais ce n'es! pas l'acide carbonique qui le bleuit comme on le croit d'ordinaire ; ce qui fait sa coloration, c'est la dimiimlion de l'oxyhémoglobine et l'augmentation de l'hémoglobine réduite : Landois écril à ce sujet : a ha (juanlilé plus considcMablc dacidcM'ar- « i)oni(|ue (|U(' r(Mir(Miii(' li> >aiig \(mu(mi\ u"o>I pas la cause
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« de sa teinte foncée ; car, si Ton observe comparativement « deux échantillons de sang renfermant la même proportion « d'oxygène, après avoir ajouté à Tun d'eux de l'acide carce bonique, la coloration reste identique dans les deux cas '. »
La couleur des cheveux change beaucoup aussi ; ils deviennent ternes chez Marie pendant la dépression, ils le sont toujours chez Edouard, sans doute à cause de la diminution de leur nutrition propre et à cause de la diminution des sécrétions sébacées qui les graissent à l'état normal.
Je n'ai jamais vu les cheveux blanchir chez aucun de mes mélancoliques, mais je ne songe pas à contester un fait si souvent rapporté par les historiens et même ])ar les physiologistes.
En général, ces changements se produisent avec une certaine lenteur, et, dans ce cas, ils s'expliquent sans peine })ar l'anémie et la dénutrition des tissus. Les cellules de la substance corticale ne produisent plus les granulations pigmentées, la moelle se laisse distendre par des lacunes remplies d'air, et le blanc d'argent apparaît.
Plus difficiles à expliquer me paraissent les cas, pourtant avérés, de cheveux devenus blancs en Tespace de quelques heures, à la suite d'une grande douleur.
L'hypothèse d'ime dénutrition subite n'est guère acceptable ni compréhensible.
Landois a constaté une décoloration de ce genre chez un homme blond qui, à la suite d'une attaque de deliriiini tre~ mens pendant laquelle il était tourmenté d'hallucinations terriliantes, de\int complètement blanc dans l'espace d'une nuit. Le pigment n'avait pas disparu mais il s'était formé de nombreuses lacunes pleines d'aire
Peut-être convient-il dans les cas de ce genre de se mettre en garde contre une illusion possible, surtout chez les femmes. — « Un observateur expérimenté et pénétrant, le doc- « teur Selmer, dit Lange, avec qui je causais un peu de