‹ La tristesse et la joieChapitre 146 sur 146 · I. Op. cit.. p · texte numérisé non relu

I. Op. cit.. p

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CONCLUSION \lÔ

a le plus large du mot), nait quand, parmi des représen- « tations qui se rencontrent dans la conscience, il v a (( matière à arrêt réciproque; mais que cet arrêt ne va (( pas sans difficultés, à tel point qu'il soit remarquable (( comme tel ». II explique ensuite cette définition par des faits.

Voilà une analyse bien faite dont on chercherait vainement le pendant chez Darwin, chez Maudsley, et chez la plupart des partisans de la thèse physiologique.

Nahlowsky explique très justement le plaisir par un jeu de représentations aisé, qui rencontre cependant assez de résistance pour être conscient; en d autres termes, comme Descartes, il conçoit le plaisir à intervalle égal de TefFort et de l'automatisme; pour la douleur c'est la gêne et l'arrêt des représentations qu'il invoque, en insistant toujours sur ce fait que cet arrêt doit être difficile pour être perçu comme tel.

Je n'aurais pas de peine à montrer que c'est par une analyse de ce genre que j'ai abordé l'étude de la joie et de la tristesse normales et si on veut bien se reporter au chapitre IV, on verra que notre analyse, bien que plus étendue que celle de Xahlowsky, ne la contredit nullement.

Commençons donc, avec Ilerbart et ses disciples, par analyser le jeu complexe des représentations d'où résultent nos tristesses et nos joies; c'est par là qu'il faut d'abord saisir les tristesses et les joies normales si on en veut pénétrer le mécanisme oiiginel.

Mais les intellectualistes ont le tort de se borner à des analyses abstraites de représentations; ils ne voient que le rapport des représentations entre elles; ils ne voient pas assez le lien qui les unit aux habitudes, aux Insliiuls et finalement aux mouvements organi([ues (jui les supportent. Pour bien comprendre le j)hénomène dassociatiou ou de dissociation qui fait la tristesse ou la joie, il faut le poursuivre dans l'ordre des désirs où il s'opère par 1 intermédiaire de la représentation, et même hors de la

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pensée claire, dans l'ordre des tendances, où il peut s'opérer par le seul uni de l'automatisme et de la mémoire, sans que la représentation ait besoin d'intervenir.

A ce prix seulement c'est-à-dire en saisissant le phénomène dans toute son étendue, on peut concevoir ce qu'il a de tonique ou d'épuisant pour le cerveau et le système nerveux tout entier; on voit comment un jeu de représentations de désirs, d'instincts, peut produire l'anémie ou l'hyperhémie cérébrale, la nutrition ou la dénutrition des éléments nerveux, et par l'intermédiaire du cerveau agir sur la circulation et la nutrition du corps tout entier.

Notre point de départ est donc le même que celui des intellectualistes, mais nous concevons le mécanisme mental de la tristesse et de la joie sous une forme plus complexe. — Pour eux, les représentations sont les forces vives de l'ame; pour nous ce sont des symboles qui tirent toute leur force et toute leur valeur des tendances claires ou confuses qui les provoquent ou qui sont provoquées par eux, et c'est jusqu'à ces tendances que notre analyse descend.

De plus, et c'est là une différence capitale, nous intercalons, entre les représentations et le sentiment, un élément nouveau, le système nerveux, et souvent le corps tout entier, dont le bon sens populaire avait déjà pressenti l'importance, bien avant qu'une théorie physiologique l'exprimât en termes précis.

Telle est la conciliation que j'aperçois entre les deux tliéories rivales et que j'ai adoptée dans ce livre; elle est sans aucune prétention systématique et doctrinale, elle n'est inspirée que par le désir d'expliquer intégralement les faits, sans éliminer de parti pris, comme le font physiologistes et intellectualistes, ceux qui paraissent contredire l'une ou l'autre des deux thèses.

APENDICK Al \ CIIAPITIU-S I KT IIÏ

r>r: K\pi.iur\(:i- uv. eu M'iioi.ociii:

(ro>l un l'iiil l)i('n coiiim (juc Icn ('inolioiis, coiiinic les sriili Dioiils, roloiilissoiil sur récriluro ol, si i'a\ais ou la iiioiiulrc iiolioii do graphologie, j'aurais pu, jo crois, \uo livror à dos rocliorchos inlcressantcs sur l'ocriluro i\c tous los sujols (juo jo \ions do prôsonlor. Dans mou ignorauco complète de la question, j'ai dû renoncer à ces roclierdios ; luais je n'ai pas voulu laisser ocliaj)por l'occasion do comparer los doux écritures de Marie |)endant la période (roxcifation et la période do dépression, et j'ai j)rié M. (Irépioux-.lamin, le graphologue bicMi coiuui, de vouloir hion se charger de la com])araison.

A oici d'abord les deux écritures photographiées :

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Autographe A

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