‹ La tristesse et la joieChapitre 145 sur 146 · j>. cit.. |i. '17N <*(J · texte numérisé non relu

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'l I 'l L\ TRISTESSE ET I. V JOIE

Et sons doiito on objectera que nombie crexprcssions, telles la parésie ou la suractivité musculaire, ont une influence certaine sur les phénomènes vasculaires et trophiques, je l'ai moi-même signalée en passant; mais ce serait cependant tenter une œuvre vaine que de vouloir expliquer toute l'expression interne par l'expression externe et je ne sache pas qu'aucun phvsiologiste de l'expression externe s'v soit essayé.

()u'il s'agisse de Maudsley, de Lange ou de James, nous voyons donc les physiologistes passer à côté du problème ou le résoudre imparfaitement; les uns et les autres manquent d'analyse psychologique et négligent de se demander h quel jeu de représentations correspondent la tristesse et la joie et quel peut être le résultat de ce jeu sur la nutrition et la circulation cérébrale.

Or, de par leur conception même du sentiment, les intellectualistes comme Herbart, comme Linder, comme Nahlowsky, ont été amenés h analyser la combinaison on le choc des représentations d'où résultent la tristesse et la joie.

(( Le plaisir, écrit Nahlowsky (ou la joie, dans le sens « le plus large du mot), naît quand une accélération réci- (( proque des représentations devient perceptible ; mais (( il doit y avoir d'abord un obstacle, un arrêt partiel pour « que l'accélération soit perceptible.

(( La joie se produit quand les représentations qui ten- (( daient à s'unir, mais qui en étaient empêchées par un (( obstacle, maintenant aidées d'un puissant secours, surce montent la résistance et se fusionnent. Par exemple, un (( sentiment de joie se produit toujours quand un poids (( qui pesait sur Lame vient à être levé ' ».

Puis Nahlowsky applique à des exemples concrets cette théorie abstraite.

Pour la tristesse, son explication est inversement analogue". (( Le déplaisir, dit-il [ou la souffrance dans le sens

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