‹ La tristesse et la joieChapitre 2 sur 146 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

T. A ^r t: T II o n E et e o r$ j e t

Ce livre est le résultat de plusieurs années de rerlierches.

Dès 1888, en écoutant les belles leçons professées au Collège de France par M. Ribot sur les pbénomènes affectifs, j'avais formé le projet d'étudier expérimentalement les émotions et les passions.

L'année suivante, à peine sorti de IKcolc \ormale, je commençais mes reclierclies à la clinicfue de Sainte-Anne, dans le service du rei^retté P' Hall, ol je donnais, en juin 1891, à la He^>ue Philosophique, un premier article sur la nature du désir et les associations d'idées dans la passion '.

C'est sur un sujet analoirue que ])orla ma tbèse inauf^urale de médecine, soutenue en juin 189^1 de\aiil la l'aculh' d»^ Médecine de Paris'.

Peu de temps après, je traduisais le livre du l*"" LaiiLîc^ sur la nature de l'émotion^.

l^nliii. dans le coui-aiil des aniu'u^s i8c)Get iSçiy. j"ai donné à la lievue P/ii/oso/jhirjiic (\\ui\vo articles traitant des pliénomènes jjlivsiolof.'-ifjiH^s (pii ac(N)m])a^nient la tristesse (M la joie*.

1. Ldssociation des /déos (/atis los Passions. Wc^uc \)\n\oso^)h'iqiw, juin i8{)r.

2. Ia's Etats intellectuels dans la Mélancolie. Paris. V . Alcan, iN()'j. S. Les Emotions. I^aris, F Alcau, \^ç\'^.

!\. Recherches expérimentales sur la Joie et la Tristesse, .luiiijnillot-aoùt 1890 et juin iSc)-.

Dumas. Trist»^s>o cl .lt>i(\ I

n'ai pas rinlenlion do revenir aujoiircriuii sur ces /licrclies, ni de les rééditer; tout au plus me permettrai-jc Ac m'appuyer sur les résultats expérimentaux qui m'y paraissent acquis et de leur emprunter parfois un exemple. Ce livre les continue et les développe, mais il ne les reproduit pas.

Ce n'est d'ailleurs, dans ma pensée, que le premier volume d'une étude complète sur chaque émotion spéciale. — Il précédera de peu, je Fespère, des études semblables sur la colère, la peur, Fangoisse, pour lesquelles des documents sont déjà réunis.

La méthode que j'ai employée est la méthode habituelle de l'observation et de l'expérimentation, et je n'insiste pas sur les divers procédés que Ton pourra juger à l'œuvre. — Une sevde remarque me paraît s'imposer : on pourrait croire que la méthode la plus simple consiste à rechercher des cas de tristesse et de joie, à noter les conditions de ces étals affectifs et à généraliser ensuite; mais cette méthode est dangereuse dans sa simplicité ; elle expose facilement à des erreurs.

Supposons, par exemple, qu'ayant examiné l'état du pouls chez trois sujets en élat de joie, je trouve chez Fun iio pulsations ])ar minute, chez Fautre 85, et 70 chez le troisième ; qu'en conclure ? Que dans la joie le jiouls s'accélère ? Cela semble vrai pour le premier, possible pour le second et faux pour le dernier.

Si je multiplie les expériences, je puis sans aucun doute diminuer les chances d'erreur et arriver à une moyenne de plus en plus vraisemblable ; mais, outre que le procédé sera long et pas toujours applicable, ma statistique pourra se discuter encore, parce qu'elle ne tient pas compte de l'état normal propre à chaque sujet, état qui devrait toujours servir de terme de comparaison.

Voilà pourquoi à la statistique, à la méthode des moyennes, j'ai préféré, toutes les fois que j'ai pu l'appliquer, la méthode indiNiduelle ou la comparaison de Findividu avec lui-même; elle évite l'erreur inhérente à la statistique et permet des généralisations à la fois plus rapides et plus sûres.

INTRODICTTON 3

Reprenons l'exemple précédent et supposons qu'à côté des nombres iio, 85 et 70 représentant les pulsations de la joie chez trois sujets dilTérents, nous inscrivions les nombres 85, 70 et Go, correspondant au pouls normal de chacun deux : nous pourrons afiirmer que dans les trois cas le pouls est accéléré et ce sera là une constatation précise qui pourra servir de point de dépari à une induction. Si une joie croît ou diminue, nous pourrons encore, chez un même indi\idu. comparer les variations circulatoires avec elles mêmes et de cette comparaison se dégagera toujours une conclusion nette. Chaque individu reflète en eflet, à sa manière, les lois générales que nous foniuilons dans Tahstrait et son pouls normal nVst, pas plus que son pouls morbide, conforme à celui de la statistique. C'est à lui-même et non à une moyenne extérieure qu'il faut le comparer. En d'autres termes, an lieu (Vctudicr un même état affectif citez des indii>idus différenls, on doit toujours, quand on le peut, étudier des états affectifs différents, des i^ariations émotionnelles, chez un même individu. C'est fiicile quand il s'agit d'émotions passagères, difficile quand on étudie des tristesses et des joies de longue durée, mais c'est toujours le procédé le plus sûr.

Ce n'est pas qu'il faille dédaigner ou proscrite la méth(^de générale des moyennes et se tenir strictomenl à des conqwraisons des individus avec eux-mêmes ; dans bien des cas, surtout dans les cas extrêmes, la méthode générale peut arriver à des résultats vraisemblables, et si je trouve \\o, i55 et i5o pidsations à des sujets joyeux, je pourrai dire cpie, selon toute apparence, le pouls s'accélère dans la joie ; mais on devra cependant commencer, autant que jiossible, par tles conq)araisons individuelles, s'efi serNir pour conduiri^ l".i|)pli cation de la méthode générale et poiu- (mi ('claiiei- les résultats. La certitude d(^s inductions est à ce j)ri\.

(Connue on le verra [)ai- la suite, c'est suitout à des alitMX's' (jue j'ai a|)pli(jué ces deuv mt''lho(l(^>^ et l'on m'accusiMa peu!

I. (les aliéru's ap|)arll(Minoiil, pour ta plupart, au st^rvict^ dn 1*' .lolTrov ils ont tous été éludi (loinaïKlo à la Cljnicpio.

être tFavoir conclu trop souvent et trop facilement de la tristesse et de la joie morbides, à la tristesse et à la joie normales.

A cette objection possible je repondrai d'abord que dans la biologie tout entière la distinction du sain et du morbide est en général malaisée, si Ton excepte les cas extrêmes. Claude Bernard a écrit : « Ce qu'on appelle Fétat normal est (( une pure conception de Fesprit, une forme typique idéale, « entièrement dégagée des mille divergences entre lesquelles « flotte incessamment Forganisme, au milieu de ses fonc- « tions alternantes et intermittentes. » M. Ribot qui cite ces paroles ajoute avec raison : « S'il en est ainsi pour la santé

« du corj)s, combien plus encore pour la santé de Fesprit

« L'organisme psycbique, plus complexe et plus instable (( que Forganisme physique, laisse encore plus difficilement « fixer une norme \ »

On a donc le droit d'inférer du morbide au normal par cela seul que, Fétat normal n'étant jamais réalisé d'une foçon absolue, tous les cas réputés normaux sont toujours plus ou moins morbides ; mais il y a plus, et Broussais, Comte, Claude Bernard ont depuis longtemps établi que la pathologie n'était jamais que l'exagération de certaines lois physiologiques, même dans les cas extrêmes, dans les anomalies les mieux établies.

C'est là une vérité incontestée aujourd'hui, une sorte de ]:)rincipe directeur dans toutes les recherches pathologiques, et je n'ai pas besoin de rappeler le parti que M. Ribot en a tiré dans l'étude de la personnalité, de la volonté, de la mémoire et de l'attention.

Les cas les plus morbides, les sujets les plus anormaux sont intéressants pour le physiologiste, parce qu'ils lui présentent grossies les lois ordinaires de l'état normal et qu'un organisme dérangé est ainsi très propre à nous iiiire comprendre un organisme qui va bien.

Ces considérations, devenues banales à la longue, sont

I. Ribot. Psychologie des Senlinienis, p. 03, Paris, F. Alcan,

l.NTFlOnrCTION o

plus M'aies encore pour la vie aHcctive que pour la vie intellectuelle, car la distinction du normal et de Tanormal n'est nulle ])art ailleuis plus dinicile que dans Tordre des sentiinenls. Les tristesses et les joies dites normales ne le sont jamais complètement. Sans les considérer, avec les intellectualistes, comme des maladies de Tesprit, on doit reconnaît le que ces émotions ne se produisent pas dans les cas d'adaptation régulière de lindividu au milieu, qu'elles accompagnent surtout les variations de rada|)lalion ou les adaptations nou- A elles, el fjue la plus giande pailie de la \ie est exenq)te de joie, comme de tristesse.

D'autre part, les émotions dites morbides ne me j)araissent pas se diiTérencier des émotions dites normales par des caractères précis. M. Féré, qui a essayé d'indiquer ces caractères, dans son livre sur la pathologie des émotions, propose de considérer une émotion connue morbide :

i" Quand les concomitants pb\si((ues soni parliculièrement intenses.

2*^ Quand elle se produit sans cause déterminanle sulTisante.

3" Quand ses elTets se prolongent tropV

1^1 M. Kibot se résout, faute de mieux, à accepter ces trois crilèies ; mais s'ils ont une valeur clinifjue et praticpie incontestable, on ne peut guère, cependant, leur attribuer de \aI<Mnpsychologique.

i" L'intensiti' des concomitants physiques lient au degré de l'émotion et nullement à la nature, elle ne la qualifie [)as. De plus, elle n'est anormale c(ue si la cause est futile; elle se rapproche^ daulanl [)lus (l(> la noiuiale (|ue la cause est ])lus inq)ortante; c'e.-^l nu critère à la lois e\[(''ii(Mic el \a!iabl(\

:i" La dis[)ro[)oilioii de rémotioii r\ {\c sa caiix'. (|uau(l cette cause est insigniliante. iTot |)a> un caractère^ morbide |)lus a('(i'|)lai)l(> ([ne le préciMlciit . ( )ii diia |)ai- ex cm pic (rime ièmiiu' (jui pl(Mir(\ pâlit, maigrit, a|)ivs aNoir perdu son lils, (jii'elle é|)rou\e uik» tiistesse uormal(\ et l'on dira ((u'elle éprou\e une tristesse morbide si ell(> pii'seiile le< mêmes

I. l'ciô. Pdlliolui^ic di's limotions, y. w-iW, l'ari>. I". \ltaii.

symptômes après avoir perdu son chien. En quoi cette distinction touche-t-elle à la nature de Fémotion, et qui ne voit que le phénomène affectif y échappe tout entier ?

3° Enfin on peut répéter de la durée d'une émotion ce que nous disions tout à Fheure de l'intensité des concomitants physiques : c'est un caractère extérieur à Fémotion elle-même et qui n'est signe d'anomalie véritable que si la cause de Fémotion est insuffisante à l'expliquer.

En revanche, tous les caractères précédents, intensité des concomitants physiques, disproportion des effets et de la cause, durée, laciUtent beaucoup l'analyse et c'est pourquoi Fétude de la tristesse et de la joie chez les aliénés m'a paru féconde.

J'ajouterai que j'ai pris soin, après avoir analysé longuement la tristesse et la joie morbides, de comparer cette analyse avec ce que nous savons de la tristesse et de la joie normales, pour en éclairer par là même le contenu et le mécanisme. Enfin, dans la partie psychologique et même dans la partie physiologique de Fétude, on pourra s'apercevoir que les observations normales ne font pas complètement défaut.

Pour éviter toute confusion et des critiques qui porteraient à faux, je dois encore distinguer, dans la tristesse et la joie, deux groupes de faits en général successifs que certains psychologues ont une tendance à confondre.

Spencer, par exemple, conçoit toutes les émotions sous la forme d'un choc, d'une décharge nerveuse ', et ne parait pas voir que la joie et la tristesse peuvent se manifester aussi bien sous la forme chronique d'une manière d'être, d'un état, que sous la forme aiguë d'un choc émotif.

D'autre part. Lange n'étudie et n'analyse guère, sous le nom de joie et de tristesse, que des états permanents et néglige les réactions passagères, les chocs émotifs. Ce serait son droit, s'il ne croyait pas embrasser le sujet tout entier de l'émotion et s'il n'essayait de réfuter, au nom de ses analyses, les lois formulées par Spencer pour la décharge nerveuse et le clioc^

I. Principes de Psychologie, Irad. française. Paris, p. 563, F. Alcan y. Lange Les Emotions, p. 82.

IM Honi (:Tl()^ -

En réalilc, les deux groupes de phénomènes sont très diflerenls.

Le premier se compose, dans Tordre mental et phvsique, d'un ensemble de manitestations brusques qui traduisent la joie et la douleur aiguës ; tels sont les troubles psychiques et organiques déterminés ])ar une nouvelle importante : la mort d'un ami, un héritage inal tendu. CVst Témotion aiguë de souiïrance ou de joie.

Le second groupe se compose de pliénomènes luenlaux et ])hysiques, par lesquels s'expriment une joie ou une tristesse plus ou moins durables, dès que l'émotion aiguë s'est atténuée ou a disparu.

MM. Binet et Courtier ont très justement signalé la dilTérence des deux états dès les premières pages de leur étude sur la vie émotionnelle', a Dans toutes les expériences dont le récit va suivre, disent-ils. nous n'éludions pas un état stable de tristesse ou de joie, mais une réaction courte à une excitation brusque, 's'accompagnant de plaisir ou de peine

Ce n'est pas un état, ime manière d'être que nous enregistrons, c'est une excitation et une nviclion. »

J^lus récemment encore. MM. Raymond et Janet ont écrit dans le même sens : « Chez l'homme normal, les émotions se présentent sous deux formes qu'il est important de séparer : tantôt on désigne sous le nom d'émotion une modification rapide, presque subite, de l'état [)sychologique d'un individu; c'est l'émot ion-choc ; tantcM on désigne sous le nom d'émotion un état psychologi(jue plus ou moins permanent ; c'est l'émotion-sentimenl ". »

J'accepte volontiers |)our la tristesse et la joie ces n(»ms d'émotion-choc et d'émotion-senliment doiuiés aux (I(Mi\ grou))es de luauileslalions aHècliNcs. v[ j'aïuai Toccasiou d'analyser louguemeni les phénomènes mentaux c\ organi([ues qui (instituent chacun tl'eux. Je me borne à indi(|uer, dès maintenant, cette distinction (|ui ww parai! londamenlale.

. Année Psychologujue. i8{)7, p. Cx),

. N('\'roscs t'I fdôes fixes, 11, 70. Paris, F. Alcan, iS((S.

En la négligeant, on risquerait d'embrouiller encore plus la psychologie déjà si confuse de la tristesse et de la joie ; en la faisant dès les premières pages, on a chance d'éclairer beaucoup de discussions et de résoudre plus facilement quelques conflits.

Je n'ai pas à m'étendre, dans cette introduction, sur les instruments dont je me suis servi. Je les décrirai à l'occasion, quand je rapporterai mes expériences, si la description m'en paraît utile. Je voudrais seulement, pour plus de clarté, indiquer le plan que j'ai suivi, l'ordre suivant lequel j'ai sérié mes propres recherches, comme les résultats que j'ai empruntés à d'autres expérimentateurs.

J'ai commencé par étudier la tristesse et la joie considérées en tant qu'émotions-sentiments; j'ai décrit les sentiments essentiels ou accessoires qui les constituent, les variations sensibles, intellectuelles, volitives qui les accompagnent. — Puis j'ai analysé le mécanisme de leur formation, en commençant par l'émotion-choc. Pour cela, l'observation interne, Tobservation externe, l'expérimentation proprement psychologique, la psychométrie suffisaient.

C'est [a ])SiYhQ /jsi/c ho logique de WHude, la plus importante assurément et par suite la plus étendue.

Dans une seconde partie, j'ai essayé de montrer les rapports de la joie et de la tristesse avec certaines variations physiologiques qui, suivant l'opinion courante, en constituent l'expression interne, les variations circulatoires et respiratoires. C'est la partie psycJio-physiologuiiie.

Dans la troisième partie, je me suis préoccupé d'établir le rapport de la joie et de la tristesse avec les échanges gazeux, l'élimination des déchets organiques et d'une façon générale les combustions.

J'appellerai psycho-chimique celte troisième partie. Elle est suivie d'une partie psycho physique où je prends le terme de psycJiophjsique dans un sens plus étendu que son sens ordinaire. On entend en effet par ce mot, dej)uis les recherches de Fechner, la science qui étudie le rapport d'une impression physique avec la sensation correspondante; or

NTIIUDI f;il()>

je ponsc quoii peul éludior, soii.s ce nom, non <culcnicnl le rapport de la joie et de la tristesse avec les sensations de température, de couleur, de bruit qui contribuent à les produire, mais le ra])port de ces deux émotions avec les changements de température, de couleur, d'odeur et même de saveur qu'elles produisent, à leur tour, dans Torganisme.

Enfin, dans une cinquième partie que j'appelle psycJio^ inécani(iiip, j'étudie le rapport de la joie et de la tristesse avec l'énergie des muscles, la rapidité ou l'ampleur des mouvements et les diverses expressions musculaires de ces doux émotions.

Dans la conclusion, j'ai montré le ra[)port de tous ces phénomènes entre eux, j'ai dit lesquels me paraissent essentiels et lesquels dérivés, et c'a été l'occasion de m'expliquer sur la nature psychicpie et organique de la tristesse et de la joie.

Ce simple exposé sufTit, je crois, pour montrer l'esprit analytique et purement statique de Télude.

Je n'ai pas insisté, comme Darwin, sur l'histoire des expressions émotionnelles, et, si j'ai parlé de l'expression, c'est dans la mesure où elle fait partie intégrante de l'émotion acluell

Je n'ai jamais fait entrer l'hérédité en ligne de conq^t j)arnn les conditions déterminantes d'un étal émotionnel, el j'ai parlé quelquefois d'influence ou de (lansmission héréd taire, si j'ai noté avec soin les anlécédenls persoimels cm ancestraux d'un sujel. c'a été seulenicnl poui- mieux comprendre son état actuel et sans m'abuser sur la \al(Mn- analytique de ces prétendues explications.

Je ne me suis même pas demandé, C()iinn<^ M. ITiIxtl'. à (pielle épofjue de la \ie humaine se maniléslcul. poui- la première fois, les émotions donl j ai trailé. \\n\{ cela (^sl sans doute inléressant, mais (le\ail èlre écailé s/fsfrn/nl/fjncfnc/ff dune élude mécanisiez cpii n'a dautre but i\\\c de rc'poudic d'une ra(;()U pié('i>(z à la (|U('>li(»ii : (( (Ju'esl ce (juc la liislesse el la joie ? ».

(hie si le r('sullal parail (|U('l(|U('lnis doiilciix cl ruMiMc iuq)ailaile. \c deiuande (|u"nn ui.' licune (M)inple cl dc^ dilVi

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