‹ La tristesse et la joieChapitre 46 sur 146 · EXCITATION · texte numérisé non relu

EXCITATION

n'y <léterminent pas de douleur, dans la dépression. — Il faut môme éviter de confondre cette liypcralgésie avec l'inperesthésie véritable des sens spéciaux. De ce que le malade réagit vivement pour une excitation légère on aurait tort de conclure, sans plus d'examen, qu'il sent mieux: peut être souffrc-t-il simplement davantage ; aussi M. Ballet ' signalet-il. avec beaucoup de raison, le danger de cette confusion que nous avons éNitée en mesurant séparément les deux espèces de sensibilité.

l^^nfin la sensibilité interne est parliculièiement ^ ive.

Nous savons déjà ce qu'il en est pour la sensibilité génitale. — ^ïarie revient sans cesse sur ses mêmes récits amoureux, sur ses aventures, insiste avec plaisir sur les détails les plus scabreux, voit partout prétexte à équivoques obscènes, fait des propositions très crues au garçon de laboratoire, et avoue, sans dilïiculté ni gcnc, que. faute de mieux, elle se masturbe.

C'est au réveil du sens génital que jaltribuc le ré\cil très marqué de la coquetterie cliez cette malade -. Elle se peigne et s'attife mieux, elle surveille sa mise ; encore un peu, elle se maquillerait, si je consentais à lui en fournir les moyens.

Les sensations de la faim et de la soif sont de même plus \i\ement senties, tout de même que les sensations originelles de la miction et de la défécation.

La conséquence c'est une exagération de la sensation néga- {[\Q de manque ou de gêne qu'on appelle le besoin et, par suite, l'exagération des désirs pbysiques. — Mais le désir est favorisé aussi, sous sa forme positive, par l'actixité intellectuelle et motrice. Dès que le besoin apparaît Mari(^ l(Mid à le satisfaire, et en réclame la satisfaction ; elle me demande à boire, à manger, elle sort du laboratoire, elle s'agite sans ordre ni coliérence, mais avec viNacité.

I) une laron générale, tnii> 1(>> insliiuls (jui graNJIiMil aulour (le l'iii^lincl de la coiix-rNalion scmbliMil r('\eill('s.

Page 1