‹ La tristesse et la joieChapitre 67 sur 146 · MÉCAMSAIE ORIGINEL DE LA TRISTESSE ET DE LA JOIE 2O · texte numérisé non relu

MÉCAMSAIE ORIGINEL DE LA TRISTESSE ET DE LA JOIE 2O

nisme qui déterminait plus haut la douleur et la tristesse détermine ici le plaisir moral.

Ce qui faisait tout à Thcure la douleur et la tristesse, c'était, on se le raj)pelle, le caractère épuisant des processus mentaux, la dilliculté de l'adaptation et de la désadaptation.

Ce qui fera le plaisir c'est ici la facilité de la désadaptation, la facilité de l'adaptation nouvelle, l'effort modéré, et, sur ce point comme sur le mécanisme originel de la douleur, Mcvnert, Paulhan et Dumont se rencontrent encore.

Meynerl ' pense qu'un événement heureux est un événement qui détermine des associations nomhreuses et faciles dans lespril du sujel. cest-à-dire qui [)rovoque un grand nomhre de représenlalions capables de s'associer facilement avec nos représentations antérieures. Et cette explication est tr^s juste si l'on veut bien, comme plus haut, admettre que le jeu des tendances accompagne le jeu des représentations.

M. Paulhan pense que le plaisir accompagne toujours une organisation nouvelle d'étals de conscience, une synthèse, à condition toutefois que cette synthèse s'opère facilement ci qu'elle demande^ en même tonq)s assez d'efforts pour être consciente.

« Quand une nouvelle relation, dit-il, s'impose à Forga- (( nisme ou à la conscience, si cette relation peut èlie facile- (( ment classée avec les relations antérieurement établies, si (( elle s'accorde avec elles, si elle ne trouve pas un obslaiMe « diilicile à surmonter dans la structure de l'organisme, il v (( a plaisir' ».

\S\\ é\énement heureux, c'est un événement cjui seit de point de départ à des associations faciles, déjà préparées par nos associations antérieures et cepcMidanl ass<v inqxnlanles pour rlio per<;ues. (( Le plaisii' (pie nous épi'ouNons à nous « inslruire. dil M. Paulhan. >«(» produit en même temps (juc^ « s'établissent (lan> la (•oIl>^(•len(•(' de nouNelles relations « inteines. cori'esnondant à de ceiiaini^s relations externes ;

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