I. Auteur M. Serve aus
rsycHociiiMii: df. i.\ nsisnssi: f.t di: l\ .ioie '2()i
M. Servcaux n'a pas fait le dosage de l'acide uiique dans ce tableau de comparaison ; mais il a eu d'autres fois l'occasion de le doser et jamais il n'a trouvé de variations notables pour les deux périoties. — lin sim[)lemeiil remarqué une légère dinûmilion pour la période de dépression.
Nous n'avons donc qu'à opposer entre elles les variations de Tacide pbosphorique et surtout de l'urée pour être fixés sur les variations des combustions.
Nous concluons ainsi aAoc tous les ali(''ni>les cjui se sont occupés de la question.
i" Que la dépression s"acconq)agne d'un ralentissement des combustions ;
2° Que la mélancolie active se caractérise de même.
3^ Pour l'excitation agréable, nos chiffres sont su[)érieurs à ceux de la dépression en ce qui concerne l'élimination de l'urée, mais ils peuvent paraître fiiibles (i3 grammes pour Eugénie, 17 grammes pour Marie) si on les compare à la normale de la femme (2 4 grammes). — Je crois devoir remarquer ici que ces chiffres n'expriment pas, dans l'espèce, la moyenne véritable de Texcitation chez Eugénie et Marie. Si je les ai donnés c'est à cause des tableaux dont ils font partie, mais, en lait, j'ai signalé que d'autres dosages donnent pour Eugénie de 20 à 28 grammes et j'ai pu constater moimême, par des dosages personnels, que Marie excitée élimine 20, 28, 3o et 32 grammes d'urée. Je conclus donc que ICx citation ^'acconipa^irne (Tune angnu^nlation des échanges et sur ce [)oint je >nis oncoro daccord avec tons les aliénistes.
Pour analyser les gaz expirés j'ai du les lecncillir d aboid et je l'ai fait g^râcc au dispositif suiNant ' : le sujet respirait dans une embouchure en porcelaine laquelle s'adaptait sui- le bas du visage et y adhérait exactement par une bordme en caoutchouc pneuniali(pi(\ Cette embouchure* s(* ((tnlinuail par un lube de :).o millrniètres de diamètre, (pii se divisai! en
I. Je saisis celte occasion de reincrcirr M. Gréhaiit des c«^iiseils qii il a bien voulu me donner pour ta leclniique de ces expériences.
2 9'^ i-^ riviS'rKssE et i,a joie
deux branches pour s'amorcer avec deux soupapes de Mûllcr fjui fonctionnaient avec de l'eau.
A chaque inspiration Pair arrivait par la soupape i , à chaque expiration il était expulsé par la soupape 2.
Cette soupape communiquait avec un réservoir cylindrique en caoutchouc très souple, d'une capacité de 60 litres, qui recueillait Fair expiré.
Un chronomètre indiquait, en secondes, le temps nécessaire au sujet pour remplir le ballon.
Afin d'opérer dans des conditions meilleures et pour habituer le malade à ce mode artificiel de respiration, je n'amorçaisla soupape d'expiration avec le ballon qu'après deux ou trois minutes, lorsque le rythme respiratoire était devenu très régulier.
Une fois le ballon remplije n'avais plus qu'à faire le dosage de l'oxygène et celui de l'acide carbonique.
J'opérais par la méthode des volumes, en dosant les quantités d'O et de GO" contenues dans un ballon de verre terminé par un tube gradué et représentant (ballon et tube) une capa-
\ cité de 5oo centimètres cubes, soit —-du volume total du
gaz expiré.
Pour des raisons de dilhculté pratique j'ai vite renoncé à doser l'oxygène. — J'employais pour cela le pyrogallale de potassium qui devait absorber tout Foxygène contenu dans le demi litre d'air, mais l'absorption n'ayant jamais été com- ])lète, j'ai fmi par ne doser que l'acide carbonique. Je faisais ce dosage sur la cuve à eau, avec des ])astilles de potasse caustique qui absorbaient l'acide carbonique et je n'avais qu'à lire le volume occupé par Feau dans le tube avant et après l'absorption, en opérant toujours à la même température. La différence des volumes représentait le volume de l'acide carbonique contenu dans un demi-litre d'air soit \ ce volume. Il ne restait qu'à multiplier V par 120 pour avoir le volume total de Facide carbonique, soit 120 Y. Gela fait, je ramenais tous mes calculs à des résultats comparables en cherchant la quantité d'acide carbonique expirée pour une heure de lemj)s et i kilogramme de corps.
ps^r;nocnnni: di: r. v ii.istksse i:t di: f. \ .loir.
Pour obtenir la quantilé expirée dans une lieure H, je devais me reporter au temps T mis par le sujet pour expirer 60 litres. — Celte quantité m'était donnée par la formule
C'était la quantité relative au poids total du corj)s et je devais encore la diviser par ce poids P pour connaître l'acide carbonique expiré par beure et par kilogramme.
Cette quantité m'était donnée par la formule 120. V. H P. T
Avant de faire toutes ces recbercbes sur des aliénés j'ai opéré sur des sujets sains, })our comparer les résultats de mes expériences avec la normale fixée par la pbysiologie pour l'expiration de l'acide carbonique. Cette normale est de 200 centimètres cubes par beure et par kilogramme : or, dans mes expériences sur six sujets normaux, j'ai obtenu des chiffres variant de i85 centimètres cubes à 22Ô centimètres cubes, soit une moyenne de 220 environ. — Encore faut- il tenir compte de ce fait que j'ai opéré le matin vers 9 ou 10 heures dans un moment où les combustions organiques ne sont pas très intenses. — Nous pouvons donc considérer comme valable le procédé d'expérimentation et tenir pour exacts les résultats que j'ai obtenus sur les aliénés. ^ oici ces résultats :