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par heure et par kil.
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DÉPRESSION l.XCITATION
10 reepirations 1 20 respirations pa.r minuta
Mai 1898
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Knliii ^oici, comme tuujuurs, la courbe de notre circulaire Marie, établie pour la dépression et Texcitation pendant une période de i5jours(rig. 45). •
Ces chiffres sont plus significatifs encore que les précédents.
On peut conclure nettement des tableaux qui précèdent que la quantité d'acide carbonique expiré est très inférieure à la moyenne dans la mélancolie passive et dans la mélancolie active, très supérieure au contraire dans l'excitation agréable.
Mais Tacide carbonique est, comme Turée, le résultat des combustions organiques , de sorte que l'analyse de Fair expiré nous conduit aux mêmes conclusions que l'analyse de Turine et une fois de plus, nous constatons :
1° Dans la dépression mélancolique, diminution des combustions ;
2" Dans la mélancolie active, diminution des combustions :
3° Dans Texcitalion agréable, augmentation des combustions.
^oilà un moyen de ditrérencier piorondémcnt la joie et la tristesse active, malgré l'analogie apparente de quelques symptômes physiologiques.
Qu'importe en effet l'accélération cardiaque et respiratoire de la tristesse active à côté du ralentissement considérable que nous constatons dans la nutrition.
En réalité, le poids du corps augmente dans la joie et diminue dans la tristesse acli\e : l'urée, l'acide phosphorique el l'acide caibonicpie augmentent dans la joie et diminuent dans la Iristesse active : c'est donc que la joie correspond à une nutrition meilleme ainsi (juà des combustions et des échanges plus aciifs, v[ c'est là mie dilTérence profonde, irré duclible, qui lient à la dilTérence des processus NÏtaux (pii s'accom[)lissent dans les ('{('iniMils anal()mi(|ues.
Il resleiail à diiTéiencicM' ("liimi(|ueui(Mil la tristesse pas siNe de la tristesse actiNe que loule> ces analyses teiulent à rapprocher singulièrement .
Je crois la distinction beaucoup plus délicate.
Je ferai remarquer cependant que l'élimination de lacidc
carbonique, de l'acide phosphoiique et même de Purée semble légèrement supérieure à celle de la dépression, bien que très inférieure encore à celle de la joie.
JVn conclus que les combustions et les échanges sont un [)eu plus intenses dans la tristesse active que dans la dépression, et je ne suis pas éloigné d'expliquer ainsi ramaigrissement souvent plus considérable des mélancoliques actifs. Ce que nous savons de l'activité psychique et organique du mélancolique actif, concorde d'ailleurs avec cette conclusion.
Je ne voudrais pas quitter ce chapitre sans dire au moins cjuelques mots de la toxicité urinaire dans les états morbides que j'étudie, mais, comme je n'ai pas d'expériences personnelles à rapporter, je serai très bref.
Je signalerai deux courants et comme deux tendances opposées chez les médecins qui se sont occupés de la question.
Les uns, comme M. Brugia, considèrent que la toxicité de l'urine varie avec la qualité ou la nature de l'afTeclion mentale; et c'est ainsi que pour la queslion qui nous occupe, M. Brugia arrive aux conclusions suivantes :
U urine des mélancoliques est beaucoup plus toxique que l'urine normale ; beaucoup moins to.rique au contraire est l'urine des malades en proie à V ejc citation^ .
Les autres, comme MM. Mairet et Bosc^, pensent au contraire que la nature de la psychose importe peu et que la toxicité est proportionnelle à l'intensité de la maladie, (pielle qu'en soit la forme.
Je ne me permets |)as de pencher dans un sens ou dans l'autre et me borne à reproduire ces deux opinions contradictoires.
Quant à l'origine et aux conséquences de la toxicité, je ne puis mieux faire que citer sur ce point, d'après MM. Régis
1. Tossicita dette urine net pazzi. (Riforma inedica, n^* 218
2. liecherr.hes sur la toxicité de l'urine normale et pathologique.
ps^ciKjciiiMiL Di: \.\ iKisiF.ssi: m i»E i.A joli; 297
el ClHnalior-La\aiiro. les conclusions très réservées tic Giuseppe dWbundo' : a l^n face tles données obtenues, écri-
« vent-ils, d'Abundo se demande si c'est la maladie men-
« laie qui produit un lel trouble dans rechange matériel des
(( (issus qu'il en résulte, dans le courant sanguin, un déver-
« sèment de |)roduits toxiques plus ou moins grand ou de
(( naluro tlitlérente, ou bien si la psychose est la résultante
« naturelle d un trouble avéré survenu dans les échanges
« nutritifs i)ar suite de la maladie de quelques viscères, qu'il
« y ait infection ou influence d'agents toxiques généraux.
« Il passe ainsi en revue, dans une dissertation savante, les
« arguments principaux à l'appui de Time et Tautre opi-
« nion, el finit parconclure. (pie dans Tétat actuel des choses,
« il est impossible de se prononcer : d'autant que très sou-
« vent il se produit des phénomènes à cercle vicieux pour
« ainsi dire, comme dans les états mélancoliques, où l'inlii-
« bition musculaire, conséquence de la [)sychose, influe à son
« tour sur la psychose elle-même [)ar les modifications chi-
« mi(pies qui résultent de cette inertie". »
1. Sur l (irtion bactéricide et toxitiue du sang des aliénés (/?/- \ista sperimentale di freniatria et di medicina légale, 1892).
2. Des auto-intoxications dans les maladies mentales. Comptes rendus du Congri-s de médecine mentale, La lioclicllc, 1890, p. 34-