‹ La Troisime béatitudeChapitre 3 sur 91 · Domine, qnid me vis facere '/ (Act. IX · texte numérisé non relu

Domine, qnid me vis facere '/ (Act. IX

sur votre chemin, comme pour le voyageur qui s'avance seul dans le silence de la nuit. Mais vous pouvez rappeler la lumière, réchauffer votre cœur, monter des basses vallées sur les hauteurs resplendissantes et retrouver Jésus-Christ. Levez-vous, allez vers cette famille désolée, soulagez cette misère, consolez ces malheureux, donnez l'aumône si précieuse d'une parole de bonté, travaillez pour ce petit enfant, tendez la main à qui vous a offensé, allez, faites quelque chose pour Jésus-Christ. Imposez-vous une privation, un sacrifice, une douleur, quelle qu'elle soit, et. je vous le promets, votre épreuve sera abrégée, vous retrouverez l'adorable Maître, sa lumière, son amour : vous aurez obtenu la révélation de la douleur.

La douleur est la révélation de l'Evangile, car à tous, sans exception, chrétiens et prêtres, il faut la révélation de l'Evangile. Nous le connaissons peu, nous le connaissons mal, nous ne le

comprenons pas, si nous n'avons obtenu le sublime, le divin commentaire de la douleur. L'Evangile, Mesdames, est le récit des souffrances du Sauveur, du Rédempteur immolé pour nous, le récit des luttes de cet homme dont le prophète a vu les plaies, dont il a compté les os, « l'homme des douleurs et qui connaît toutes les infirmités : virum dolorum et scientem inlirmitalem ^ » De retable et de la crèche jusqu'à la croix sanglante, sa vie entière n'est-elle pas une perpétuelle immolation ? En Egypte, c'est l'abandon, ce sont les angoisses de l'exil ; à Nazareth, c'est le travail d'un obscur ouvrier ; puis, dans sa vie publique, même au jour des triomphes, quand il sème les prodiges de sa main toute-puissante, quand la multitude ravie le poursuit de son admiration, il entend les blasphèmes, il subit les outrages de ses ennemis jusqu'au jour où ce peuple

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