Ibid., XVI
pondre, dans le même degré,, aux ténèbres du chemin, la béatitude éternelle aux ardeurs de l'immolation, les ravissements de la patrie aux larmes de l'exil, les splendeurs du triomphe aux angoisses du combat ?
Ah ! voyez-la, cette humble femme qui, sur les montagnes de la Judée, a prophétisé sa gloire et son bonheur ; voyez -la, cette mère brisée par la douleur, cette Reine des Martyrs : elle « monte du désert de l'humiliation et de l'épreuve enivrée de célestes délices, appuyée sur son fils bienaimé'. » Les trois personnes divines s'empressent pour la recevoir au seuil des parvis sacrés, les cieux s'ouvrent pour l'accueillir, les Patriarches, les Prophètes, les Apôtres, les Martyrs, les Pontifes, les Vierges, les chœurs des Aneres la saluent comme leur Reine. Qu'elle est belle, qu'elle est radieuse dans son triomphe ! L'astre des