Rom., VIII
20i^ SEPTIÈME CONFÉRENCE
parts. Alors vous comprendrez que vous n'êtes rien, que vous ne pouvez rien ; l'orgueil vous parait méprisable, et avec quelle sincérité vous laissez échapper le cri des Apôtres éperdus au sein de la tempête : « Seigneur, sauvez-nous, nous périssons ! >y ^
L'épreuve, elle vous donne encore la force. Dans le repos les âmes s'amollissent ; la lutte les élève au-dessus d'elles-mêmes. Les efforts généreux développent leurs qualités et la grâce répond avec abondance à chacun de leurs efforts. Cette âme qui autrefois était incapable de sacrifice, qui ne rêvait que les douceurs d'une piété d'exaltation et de poésie, cette âme, aujourd'hui fortifiée par l'épreuve est arrivée à une piété pratique, féconde, puissante, qui rayonne sur toute sa vie et qui lait la joie de Dieu et l'admiration des hommes.