Luc, VII, 37 et suiv
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contre terre sans prononcer une parole, mais elle baise les pieds du Sauveur de ses lèvres purifiées au contact de cette chair divine, elle les arrose de ses larmes, « elle les essuie de la soie humiliée de ses cheveux ». Jésus-Christ la défend contre le zèle amer des Pharisiens et il ne lui adresse pas un seul reproche. Il loue sa foi, son amour, et sur cette femme pécheresse il a fait entendre ces divines paroles qui seront jusqu'au dernier des jours l'espoir de toutes les âmes tombées : « Beaucoup de péchés lui seront remis parce qu'elle a beaucoup aimé '. » Puis s'adressant à la pécheresse : « Vos péchés vous sont remis. Votre foi vous a
sauvée ^ ».
Ici apparaît, dans une lumière qui me ravit, non pas seulement la miséricorde de l'adorable Maître pour les pécheurs, mais une préférence étonnante, merveilleuse, manifestement divine.