Ibid., VII
Oui. Jésus-Christ a aimé de préférence les pécheurs , les âmes tombées. Il les a cherchés avec plus d'amour, il les a récompensés par les privilèges et la gloire d'une amitié sans égale.
Il a aimé saint Pierre, il a aimé saint Jean, il aimait ses disciples qu'il appelait ses frères. Mais au-dessus de tous, au-dessus de saint Pierre, le prince des Apôtres, le fondement inébranlable de l'Eglise, le Docteur infaillible de la foi. audessus de saint Jean, le disciple bien-aimé. qui reposa sa tête sur la poitrine du Sauveur, de l'Evangéliste au regard d'aigle qui a chanté le mystère de la génération éternelle du Verbe, audessus du prophète inspiré qui a dit les splendeurs de la cité sainte, de la Jérusalem céleste, nous admirons dans les préférences du Fils de Dieu, la pécheresse convertie. Cette préférence éclate dans les pages de l'Evangile. Lorsque Jésus-Christ s'approche de Béthanie après la mort de Lazare, il n'appelle pas Marthe, mais il appelle Marie-Ma-
deleine. « Le Maitre est là, lui dit Marthe, et il t'appelle. » Jusqu'à ce moment le divin Maître a contenu sa douleur ; mais en présence des larmes de Madeleine il frémit et se trouble, il pleure. « Et Jésus pleura ^ . »
Lorsque prosternée aux pieds de Jésus-Christ la pécheresse convertie le contemple et l'écoute, tandis que Marthe s'empresse pour le servir, il fait entendre ces paroles qui sont encore une révélation de ses préférences divines : « Marie a choisi la meilleure part et elle ne lui sera point ôtée -. »
Au pied de la croix, au milieu des bourreaux et des Pharisiens, Marie-Madeleine est là entre la Mère de Dieu, la Vierge immaculée, et le disciple bien-aimé.
Au lendemain glorieux de la résurrection, c'est à elle qu'apparaît d'abord le Sauveur. Il