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tante favorise le développement de tous les microbes et doit être incriminée pour une large part dans l'étiologie de la scrofule.
À l’humidité se joint le manque d'air et de lumière. « Où le soleil n'entre pas, le médecin entre », dit un vieux proverbe. En effet, ces deux éléments sont non seulement nécessaires à la vie, mais ils possèdent, en outre, un pouvoir microbicide incontestable, ainsi que l’attestent les expériences de Downes, Arlomg, Strauss, etc... Ces auteurs ont nettement démontré l'action antiseptique de l'oxygène et l'heureuse influence de la lumière pour combattre le développement de la plupart des microbes pathogènes. Il faut aussi tenir compte de ce fait que les réactions nerveuses de l'organisme augmentent sous l’action de la lumière.
Parmi les pièces de mobilier d’une habitation bretonne, ii en est une qui doit fixer tout spécialement notre attention : c'est le lit, le fameux lit-clos, qui n’est autre que le chaslil du moyen âge. L'accord est unanime pour le considérer comme un puissant foyer de contagion, un véritable nid à tuberculose.
Le rôle important que joue le lit dans la vie de l'homme a été bien résumé par Triller (1): « C’est là, dit-il, qu'il est engendré et qu'il engendre, qu'il naît, qu'il s'élève, qu'il dort, qu'il se défatigue, qu'il perd son temps, quiil fait la sieste, qu'il médite, qu’il est malade, qu’il guérit. » Aussi l’on comprend tout le soin
G) Wiülhelmi Trilleri. — Clinotechnia medica antiquaria… Francforti 1774.
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qu'on doit apporter à la partaite réalisation de toutes les conditions hygiéniques en ce qui concerne le lit.
- Examinons le lit-clos breton. « Il est composé, dit Leissen (1), d'un coffre. porté sur quatre pieds assez hauts ; il est fermé sur le devant par une vraie galerie qui monte jusqu'au plafond ne laissant que juste la place à un homme pour y entrer et encore est-elle masquée par des rideaux ou même des portes ouvragées fermées pendant la nuit ». La pauvreté ou l'économie empêche de renouveler la literie; cependant ce point est d’une importance capitale, à cause.des substances azotées et sulfurées contenues dans la laine des matelas qui ne tarde pas à devenir un terrain propre à toutes sortes de fermentations (2).
Comment se fait la contagion par le lit-clos ? Il suffit qu'il y ait dans une famille un seul tuberculeux. Jour et nuit, la nuit surtout, il éprouvera le besoin d'expectorer ses crachats remplis de bacilles.. Mais où crachera-t-il? L'idée ne lui viendra même pas de se servir d’un mouchoir ; il ne crachera pas davantage sur le sol. Ce sera sur le mur qui forme un ou deux des côtés de sa boîte (3). S'il vient à mourir, le lit sera immédiatement occupé par une autre personne. On ne songera pas à la moindre désinfection et les murs, revêtus decrachats desséchés, seront rarement reblanchis à la chaux.
(1) Thèse de Paris.
(2) Langlois. — Précis d'hygiène.
(3) Ce détail m'a été confirmé par plusieurs praticiens bretons.
Ajoutons à cela l'insuffisance du cubage d'air, l'entassement d'une famille nombreuse dans la même pièce, Sous ce rapport, il est vrai, les chaumières bretonnes n'ont rien à envier à certains logis parisiens où la contagion commet des ravages identiques.
Une autre considération doit entrer en jeu. Dans beaucoup de petites fermes, l’habitation n'est séparée de l’étable que par une simple cloison ; souvent même il existe une communication directe. Par conséquent, les animaux contribuent à rendre plus insuffisante: encore l'aération du logis.
En résumé, l'habitation bretonne, si défectueuse au point de vue de l'hygiène par son humidité, par son manque d'air et surtout par l'usage de ces lits-clos. dans lesquels passent des générations sans qu'on les désinfecte jamais — joue un rôle de première importance dans la propagation de la tuberculose.
Il faut souvent accuser la misère de tous ces méfaits; mais l'esprit de routine, l’entêtement légendaire des Bretons suffisent, dans bien des cas, à expliquer la conservation d'un tel état de choses.
ALIMENTATION ë
On sait l'influence prépondérante d'une alimentation bien comprise pour mettre l'organisme dans un état qui lui permet de résister à la maladie: mais c'est Surtout pour la tuberculose a ce principe est évident.