‹ La Tuberculose dans le département du FinistèreChapitre 11 sur 21 · HU DU · texte numérisé non relu

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Une contradiction cependant, assez singulière : dans le Pays de Galles, la mortalité des groupes celtiques est plus forte que celle des autres groupes, alors qu’en Ecosse c’est l’inverse.

Jusqu'en Amérique, les émigrants irlandais ont aussi, mis à part les Juifs, une mortalité tuberculeuse plus élevée que les autres émigrants.

Le rôle de cette constitution physico-chimique semble donc possible; cependant la mortalité est un peu différente dans les quatre groupes celtiques. Aïnsi le taux varie du simple au double entre les Bretons et les Irlandais, et pourtant les conditions de vie des Irlandais sont inférieures à celles des Bretons. Il est vrai que Ja mortalité tuberculeuse française est à peu près le double de celle des Anglais. Ceci provient en partie du fait que la lutte antituberculeuse a commencée plus tardivement en France.

2° Isolement des peuples celtiques.

Pour expliquer la contamination facile des Bretons on peut invoquer l'isolement dans lequel ont vécu les peuples celtiques jusqu’au xix° siècle. Formés surtout de pêcheurs, de navigateurs, et de gens vivant continuellement dans un air sain et pur, ils étaient fndemnes de cette maladie.

Mais le développement des communications, qui, s’il permit des relations faciles avec les populations voisines, atteintes de tuberculose, mais déjà immunisées, a également permis le transport des germes pathogènes. Ainsi s’expliquerait la contamination en masse des Bretons non « habitués ».

Aujourd’hui la race celtique est arrivée à un cer-. tain degré d’immunisation qui expliquerait la décroissance de la tuberculose. Mais cette immunisation est encore de date trop récente pour que la mortalité

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