‹ La Tuberculose dans le département du FinistèreChapitre 18 sur 21 · SES · texte numérisé non relu

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visite des malades, les difficultés d’entretien des toitures.

Les prix de journées ne sont guère excessifs : de 25 à 30 francs; si l’on tient compte du confort, de la bonne alimentation et des traitements les plus modernes qui y sont donnés. Cependant dans l’état actuel, certains malades n’ont pas de ressources suffisantes pour acquitter une telle somme, d'autant plus que le prix est variable vu l’augmentation du coût de la vie; heureusement que la majorité est prise en charge, en partie ou en tout par les collectivités.

Et pourtant, le sanatorium est une pièce maîtresse dans la lutte antituberculeuse, centre de traitement actif s’il en est, car la chirurgie y a droit de cité. Auss!, ceux qui en sont justiciables doivent pouvoir y accéder.

Une longue expérience montre qu’il ne peut y avoir

de résultat efficace dans la lutte contre la tuberculose :

seulement par une propagande et par l’éducation du peuple. Le mieux serait certes une loi qui obligerait l'Etat à pourvoir à l’hospitalisation de tous les tuberculeux. Cela compenserait les résultats funestes de la loi du 13 juillet 1925 et le décret du 25 août 1925 modifié par celui du 30 octobre 1935, se rapportant aux tuberculeux de guerre pensionnés 100 % : Une indemnité est servie à l’intéressé jusqu’à sa guérison à condition qu’il ne soit traité pour sa tuberculose aux frais de l'Etat, ni dans un sanatorium ni dans un hôpital, qu’il ne se livre à aucun travail, qu’il se soigne sous la surveillance des organismes antituberculeux. Il en est résulté de cette loi que les sanatoria se sont vidés de tuberculeux de guerre, qui ont préféré rentrer chez eux pour toucher cette forte indemnité, et de ce fait ont pris contact avec des enfants sains. Le nombre des pupilles justiciables du placement Grancher s’est

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