‹ La Tuberculose dans le département du FinistèreChapitre 6 sur 21 · LA TUBERCULOSE EN BRETAGNE · texte numérisé non relu

LA TUBERCULOSE EN BRETAGNE

La tuberculose fait encore payer un bien lourd tribut à notre courageuse population bretonne. Jetez les yeux sur une de ces cartes de statistique que publie chaque année le Comité National de défense contre la Tuberculose, et vous y verrez une région complètement tachée de noir : c’est la Bretagne. :

Jusqu'à ces dernières années, les départements de la Seine, la Seine-et-Oise et la Seine-Inférieure fournissaient une mortalité tuberculeuse annuelle égale à celle de nos cinq départements bretons, mais depuis l’année 1934, ils ont cédé le pas à notre région qui arrive seule en tête en maintenant sa mortalité à plus de 200 pour 100.000 habitants. En réalité toute la Bretagne n’atteint pas ce chiffre important, une amélioration est survenue dans les deux départements bretons situés le plus à l’est et qui forment la transition entre la Bretagne et le reste de la France, je veux dire VIle-et-Vilaine et la Loire-Inférieure, qui comptent actuellement 175 à 199 décès pour 100.000 habitants.

Et c’est hélas dans les trois départements les plus bretonnants : Finistère, Côtes-du-Nord et Morbihan, que sévit encore avec intensité ce terrible fléau.

Il atteint non seulement la population civile, mais encore les groupes émigrés hors de la Bretagne, les contingents bretons de l’armée et de la marine.

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1° La tuberculose chez certains bretons habitant la région parisienne.

A l'hôpital de la Salpétrière, le professeur Etienne Bernard a eu l’occasion d’étudier un certain nombre de femmes tuberculeuses entrées dans son service dans les années 1934 et 1935 et a publié à ce sujet une note sur leur situation et notamment sur leur origine.

Géographiquement parlant, on trouve parmi ces 504 malades :

132, soit 26,4 % de Paris, donnant 83 décès.

86, soit 17 % de la région parisienne, donnant 57 décès.

286, soit 56 % des départements, donnant 187 décès.

Le rapport mortalité morbidité est :

0,02 ae RTE pour les premiers OS PIE nee pour les seconds BORA LT Res pour les troisièmes

c’est-à-dire à peu près le même pour chaque groupe.

L'étude détaillée faite département par département, fait découvrir une disproportion très importante :

Partis en FOUR ARTS RER 132 La Seine rs Lee ER RE 60 EeFinistére There eee 30 Ee Morbihan’: im neue 23 Les Côtes-du-Nord . .=........# 22 La Loire-Inférieure .............. 6 L'lle-et-Vilaine 3 AMENER o etc.

Le point à souligner est le nombre total des malades provenant des cinq départements bretons : ce nombre est de 86, dont 75 pour le Finistère, le Morbihan et les Côtes-du-Nord, autrement dit, représente les 17 % de toutes les malades.

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