‹ La Tuberculose dans le département du FinistèreChapitre 7 sur 21 · LU · texte numérisé non relu

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Il est intéressant de noter que dans les services non tuberculeux, la proportion des malades originaires de notre région est de 7,7 % c’est-à-dire inférieur de 140 % à celle fournie dans les services tuberculeux.

Et Etienne Bernard de conclure :

Dans cette éclosion de la tuberculose chez les bretons, on a incriminé la transplantation de leur terre d’origine dans la capitale. Si cette notion peut être retenue pour un certain nombre, elle ne saurait revendiquer un caractère général car la moitié des cas concerne des sujets chez lesquels la tuberculose a évolué dans un délai qui n’autorise plus à mettre en cause un changement de résidence (35 % entre 5 et 10 ans de résidence, 25 % après 10 ans).

D'autre part, les femmes qui sont entrées dans la tuberculose évolutive au cours de la première année qui a suivi leur transplantation étaient toutes très jeunes, 10, 18 et 22 ans. La tuberculose familiale est à relever chez le plus grand nombre de ces malades.

Par ailleurs, évolution clinique est sensiblement la même que chez les malades originaires des autres départements.

2° Dans la marine marchande.

M. Marcel Moine, statisticien du Comité National de défense contre la tuberculose, a dressé des statistiques se rapportant aux différentes maladies et accidents que l’on rencontre dans cette grande collectivité, à la durée de l'interruption de travail et aux différentes indemnités qui leur sont imputables. Il en ressort que les maladies de nature tuberculeuse viennent au premier rang et principalement la tuberculose pulmonaire. |

Les 200.000 marins qui composent notre marine marchande sont répartis dans 5 régions maritimes divi-

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sées elles-mêmes en un certain nombre de quartiers maritimes dont le siège se trouve -dans les ports les plus importants. Les directions de ces régions sont respectivement : Saint-Servan (Bretagne), Le Havre, Bordeaux, Marseille, Alger, comprenant en tout

42 quartiers dont 18 pour la Bretagne (2 étant incor-

porés dans la région de Bordeaux : ceux de la Loire- Inférieure). La prédominance des Bretons dans notre marine marchande semble être la raison de la morbidité tuberculeuse élevée.

Si l’on compare les chiffres de morbidité tuberculeuse des différentes régions, nous voyons arriver en tête :

Saint-Servan, avec 45,5 cas pour 10.000 marins. puis :

Le Havre, avec 26,1 cas pour 10.000 marins.

Bordeaux, avec 25,3 cas pour 10.000 marins.

Marseille, avec 11,9 cas pour 10.000 marins.

Alger, avec 4,9 cas pour 10.000 marins.

Et parmi les cinq départements bretons, c’est encore le Finistère qui fournit la plus forte proportion.

3° Dans la marine militaire.

Des statistiques faites chez les ouvriers de l’arsenal de Brest, où les bretons prédominent, montrent qu’à partir de 1895 le taux moyen annuel de morbidité est de 1.000 pour 100.000; entre 1910 et 1930 il reste de 700 à 800 pour 100.000, alors que dans les autres arsenaux, il est moitié moindre. S'il s’abaisse actuellement à 600 pour 100.000, c’est grâce à l’élimination des malades et à leur radiation des cadres.

De 1890 à 1900, Faleyrah a établi qu’en Méditerranée les marins bretons sont les plus éprouvés par la tuber-

culose.

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