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A l'hôpital de Brest, le pourcentage des décès par tuberculose sur les décès de toutes causes, est le double pour les marins bretons de ce qu’il est pour les marins d’autres provenances.
Les chiffres de tuberculeux dépistés parmi les recrutés bretons et les inscrits maritimes sont environ de 1.200 pour 100.000 parmi lesquels 300 pour 100.000 de tuberculeux pulmonaires ouverts avec crachats bacilifères. Si l’on fait le décompte chez les Finistériens seuls, on trouve 420 pour 100.000 tuberculeux pulmonaires ouverts.
Ces chiffres sont calculés sur des contingents de recrues de 2.000 à 2.500 annuellement et sur un total de 5 ans environ (Savès). Notre marine militaire semble devoir sa morbidité plus élevée par rapport à l’armée de terre à la prédominance des bretons dans son recrutement. ,
4° Dans l’armée de terre.
De grands progrès ont été fait dans l’armée pour le dépistage des tuberculeux grâce à la radioscopie systématique. Elle date de 1902 (Salles et Béclère), reprise en 1920 par le Médecin Lieutenant-Colonel Sieur, a été rendue obligatoire dans l’armée en 1933.
Les jeunes recrues à l’incorporation sont soumises à un examen radiologique thoracique obligatoire, doublé, dans le cas de suspicion, d’une radiographie. Il a permis de constater que le contingent breton fournissait un nombre impressionnant de tuberculeux.
D’après les statistiques établies de 1926 à 1936, on compte respectivement dans les régions de recrutement suivantes :
1° Tuberculeux radiologiquement dépistés avec ou sans crachats bacillifères :
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