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La tuberculose de l'iris [electronic resource]

Parmi les questions d'ophtalmologie qui se sont dans ces dernières années transformées et ont acquis une autonomie assise sur la clinique, l'anatomie pathologique et la bactériologie, la tuberculose irienne semble une des plus importantes ; sans doute, il reste encore nombre de points mal élucidés dans son histoire, et ce qu'on appelle une tuberculose atténuée, en fait de tuberculose irienne, n'est pas encore prouvé ; mais sur l'évolution et la constitution de la maladie, sur sa clinique et sur sa thérapeutique, nous possédons actuellement assez de données pour qu'on puisse les réunir et en tirer des conclusions qui peuvent être pour assez longtemps solides.

Nous avons insisté sur le diagnostic, au sujet duquel la tuberculine avait un instant donné des illusions vite dissipées. Enfin, nous avons appuyé sur la thérapeutique, pensant que si dans la majorité des cas la tuberculose irienne, presque toujours secondaire, apparemment ou non, guérit par le traitement interne, ou

tout au moins ne demande que lui, il y a des cas ou la tuberculose irienne rentre dans la grande classe des tuberculoses locales, qui demandent une intervention locale. Il n'y a aucune raison pour soustraire la tuberculose irienne dans quelques cas exceptionnels à la logique des interventions dirigées contre les tuberculoses localisées'.

Voilà ce qui nous a donné l'idée de prendre ce sujet pour notre thèse inaugurale. Nous ne nous dissimulons en rien que, somme toute, nous apportons plutôt ici un résumé, aussi complet que nous l'avons pu de la question. Nous avons laissé de côté l'étude des tuberculoses atténuées, qui nécessiteraient d'importantes recherches expérimentales pour lesquelles, nous avons le regret de le dire, le temps nous a manqué. Néanmoins nous fournirons sur ce point particulier l'opinion de savants des plus autorisés, dont nous rapportons au long les recherches et les opinions.

Montrer la tuberculose irienne dans son évolution habituelle, dans ses rapports, avec sa symptomatologie complète, avec les résultats du traitement interne, et de la thérapeutique locale, dans les cas rares où elle est indiquée, voilà le but que nous avons poursuivi ; des recherches de laboratoire et des travaux plus autorisés que les nôtres compléteront ce modeste travail.

Au moment de passer notre thèse, nous sommes heureux de nous souvenir qu'il nous est un devoir à remplir, celui de remercier nos maîtres, nos parents, nos amis, qui nous ont encouragé dans nos études.

C'est d'abord M. le D"" Dianoux, de Nantes, notre premier maître ; M. le professeur Panas, qui a bien voulu nous faire l'honneur d'accepter la présidence de notre thèse, M. le D"" Despagnet, M. Bruté de Rémur, de Rennes.

On nous permettra aussi d'adresser de sincères remerciements à M. le Albert Terson, chef du laboratoire d'ophtalmologie de l'Hôtel-Dieu, ancien interne de la Clinique. Notre temps si limité nous a malheureusement empêché de suivre ses conseils si dévoués, aussi longtemps que nous l'aurions voulu et de compléter par des expériences communes la partie anatomo-pathologique et bactériologique de notre travail.

Nous adresserons aussi nos remerciements, à notre oncle le D"" Barthélémy, de Nantes, qui nous a toujours encouragé dans nos études, ainsi qu'à tous nos parents, tous nos amis, et nous ne saurions oublier le souvenir de notre grand-père, le D' Barthélémy.

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