CONCLUSIONS
I. — La tuberculose irienne est cliniquement primitive ou secondaire. La tuberculose irienne cliniquement primitive n'est cependant que très probablement secondaire bien que le foyer primitif nous échappe.
La tuberculose irienne est le plus souvent secondaire à des affections viscérales (cerveau, poumons, intestins, testicules), tuberculeuses, ou secondaire et concomitante à une affection oculaire, cornéenne, conjonctivale, uvéale, choroïdienne, etc.
II. — La tuberculose irienne revêt deux aspects cliniques : la forme aiguë, granulique, la forme chronique, atténuée, circonscrite, c'est le tubercule froid de l'iris.
III. — Les tubercules solitaires ou disséminés, ont la forme de grains de semoule, blancs ou grisâtres. Leur siège habituel se trouve à la périphérie de l'iris dans l'angle inféro-externe. Dans la forme aiguë souvent accompagnée de lésions identiques du corps ciliaire, la confluence des néoformations tuberculeuses, leur accroissement rapide est la règle ; le liquide de la chambre antérieure devient louche et on voit apparaître du pus crémeux sous form d'hypopyon. La coque oculaire finit par se perforer au niveau de sa demi-circonférence supérieure, en général au niveau de l'attache du droit supérieur. Dans la forme chronique, le tubercule évolue
timidement, avec une iritis de faible intensité, c'est ce qu'on a appelé la tuberculose atténuée.
IV. — Le diagnostic n'est certain qu'après constatation des bacilles de Koch, par leurs inoculations et leur reproduction en séries ; au point de vue du diagnostic, la tuberculine n'a pas donné de résultat sur lequel on puisse compter.