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CHAPITRE IX

Camphorate de Créosote.

« Le camphre, écrit Lorot, étant un puissant antiseptique pulmonaire, d'autant plus utile que sa voie d'élimination principale est précisément le poumon, l'idée nous est venue de l'associer à la Créosote.

La réalisation a été obtenue par la combinaison de l'acide camphorique avec la Créosote, obtenue par M. A. Lorot, chimiste à Paris. »

biologiques.

C'est un liquide huileux, inodore, d'une densité Propriétés

de io56 à i5°. . chimi <l™* *

Il a une très faible odeur de créosote et une saveur un peu chaude suivie d'une sensation de fraîcheur agréable. Il est très légèrement caustique quand il est pur. Insoluble dans l'eau, il est soluble dans l'alcool, l'éther, la benzine, le chloroforme, la glycérine.

Lorot, qui Ta expérimenté, a trouvé que le camphorate de créosote était toxique pour le cobaye à raison de i gramme par kilogramme d'animal.

Le dédoublement de ce produit doit être très rapide dans l'organisme puisque l'injection est suivie, pour le malade, de l'apparition presque immédiate d'un goût de créosote dans la bouche. Son élimination est très rapide et se fait par toutes les muqueuses, surtour par la muqueuse pulmonaire. Les sécrétions sont activées et notablement augmentées, surtout les sécrétions cutanée et pulmonaire.

Les injections

sous -cutanées de

camphorate.

Lorot rapporte que Galpern emploie, depuis plusieurs années, les injections sous-cutanées d'un mélange de : Créosote, 10; camphre, 5 ; éther, 5. Il a remarqué que le camphre atténuait les effets caustiques de la Créosote. Il a fait des milliers d'injections, chez les enfants aussi bien que chez les adultes. Sur 90 malades, 3 seulement sont restés rebelles au traitement.

L'injection est suivie d'un relèvement du pouls, d'une ampleur plus grande des mouvements respiratoires ; elle produit un abaissement thermique de i° au moins. Au bout de 2 à 4 semaines, la fièvre disparaît, la toux devient très rare, l'appétit et le sommeil deviennent excellents et les sueurs sont supprimées. 3o séances, d'après l'auteur, suffiraient pour guérir la tuberculose au premier degré dans

certains cas, et il assure avoir obtenu la guérison même dans des cas de cavernes et d'hémoptysies.

Lorot a pu donner, de façon suivie, le camphorate de créosote dans des cas de tuberculose hémoptoïque : les hémoptysies ont disparu.

« Le créoso-camphre, dit-il, est un sédatif énergique du système nerveux et circulatoire. Il agit sur les centres nerveux et le malade ressent sous l'influence de son administration une sensation de bienêtre et de confort auquel il n'était plus habitué. Un avantage précieux du camphorate de créosote, c'est son action sur les névralgies intercostales des phtisiques qu'il calme rapidement et fait définitivement disparaître. Il doit en plus de son action sur le pneumogastrique de calmer et de faire cesser la toux émétique des tuberculeux... L'effet le plus intense du camphorate, c'est son action sur la nutrition, qu'il influence à l'égal du carbonate. Le poids augmente notablement, l'appétit est vigoureusement stimulé ».

Le camphorate est un sédatif.

Le camphorate de créosote peut être administré en solution huileuse, en capsules, en injections hypodermiques.

En solution huileuse au i/5, on peut donner une cuillerée à café (i gr.) par jour, en deux fc fois, dans une tasse de lait chaud et sucré, après les repas.

Autre» modes d'administration

On peut faire, au camphorate, des capsules glutineuses contenant o gr. i o de produit pur : 6 à 1 2 capsules par jour, en 2 fois après les repas.

Le traitement de choix, ce sont les injections hypodermiques. C'est lui, selon Lorot, qui provoque le plus rapidement l'augmentation de poids et dé l'appétit.

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