COLORATION DES LAMELLES
séchée ne se redissolve dans les liquides où elle sera plongée. Cette fixation par la chaleur ne modifie pas sensiblement la forme des cellules et des bactéries, à une condition toutefois, souvent négligée parles commençants : c'est que la dessiccation préalable de la préparation soit complète avant de la soumettre à la chaleur. Ce mode de préparation des lamelles, pour les recherches bactérioscopiques , est due à Koch'. Cette méthode si simple devait être féconde en résultats, puisque nous avons vu que c'est en colorant des frottis d'organes tuberculeux sur la lamelle que Koch découvrit le bacille de la tuberculose.
La lamelle est ensuite mise tlotter à la surface du liquide d'Ehrlich, la face enduite dirigée en bas. Un séjour d'un quart d'heure à une demi-heure suffit pour assurer la coloration de la plupart des bacilles tuberculeux que renferme la préparation; toutefois, dans les cas douteux, il est bon de prolonger la durée du séjour dans le bain colorant pendant plusieurs heures. Rintileisch a montré qu'en chautïant le liquide on hâte la coloration des bacilles, qui est obtenue en quelques minutes ^ Pour cela on met le liquide d'Ehrlich oii Hotte la lamelle dans un verre de montre que l'on chaufte sur la llamme de la lampe à alcool ou du bec de Bunsen. En opérant ainsi, on est exposé à voirie verre de montre éclater; il vaut mieux se servir d'une capsule en porcelaine ou d'une capsule métallique, de préférence d'une capsule en platine, à parois très minces (Wurtz), qui a l'avantage de s'échaulfer très rapidement, de se refroidir de même et de ne pas s'oxyder.
Pour la recherche des bacilles dans les coupes d'organes, il faut se servir de fragments peu volumineux, recueillis aussi fraîchement que possible et placés dans l'alcool. Toutefois les autres modes de durcissement, par le liquide de Millier, l'acide chromique faible, l'acide osmique, le liquide de Flemming, le sublimé en saturation dans l'eau, additionné de 5 p. 100 d'acide
1. Verfahren zur Untersuchung, zum Conserviren uncl Photographlren dcr Bakterien (Cohn's Beilrage zur Biologie der Pflanzen, 1877, Bd 2, p. 399). — Voir aussi Ehrlich, Ucber das Methylenblau, und seine klinisch-bakterioscopische Verwerthung (Zeitschr. fiir /clin. Medicin, 1880, Bd 2, p. 710). — Ehrenberg déjà avait eu l'idée de dessécher rapidement les infusoircs sur une lame de verre et avait constaté qu'ils conservaient ainsi leur forme; il obtenait de cette façon des préparations durables dont il faisait collection.