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MORPHOLOGIE DU BACILLE DE LA TUBERCULOSE

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aux procédés de coloration du bacille de la tuberculose, mais dans l'exposé desquelles je ne puis entrer ici ^ Je mentionnerai seulement la substitution, pour la décoloration des coupes, à l'acide nitrique ou à l'acide sulfurique, de la solution aqueuse d'aniline chlorhydrique (2 gr. pour 100 gr. d'eau). L'aniline cblorliydrique est un sel qui a un pouvoir décolorant très grand et qui est moins nuisible aux éléments histologiques que les acides minéraux. La coupe, au sorLir du liquide de Ziehl où elle séjourne pendant quinze minutes, est placée pendant quelques secondes dans la solution d'aniline chlorhydrique à 2 p. 100; puis on achève de décolorer par l'alcool, on éclaircit par le xylol et on monte dans le baume 2.

On peut examiner le bacille de la tuberculose à l'état frais et sans artifice de coloration. Dans ce but, Kocli se servait de granulations tuberculeuses fraîches du cochon d'Inde, dans lesquelles les colorations lui avaient préalablement révélé la présence de nombreux bacilles. On écrase et l'on dissocie aussi fmement que possible un fragment de ces tubercules dans du sérum frais ou dans une goutte de solution physiologique de sel marin, et l'on examine, en goutte suspendue, sur un porteobjet creusé d'une cupule. On aperçoit alors, placés entre les cellules, de nombreux bâtonnets fins et courts, le plus souvent réunis en amas. Ces bâtonnets sont immobiles. Si ensuite on sèche et fixe la préparation et qu'on la colore, on s'assurera qu'il s'agit bien là des bacilles de la tuberculose. Les bacilles colorés paraissent plus minces qu'à l'état naturel, ce qui tient, comme l'explique Koch, à ce qu'on est obligé d'examiner les bacilles non coloi'és en diaphragmant étroitement : il en résulte sur les bords de l'objet des lignes d'interférence qui en augmentent le diamètre apparent; les préparations colorées, au contraire, sont examinées sans diaphragme, baignées dans la lumière, ce qui supprime ces effets d'interférence.

Examinés après coloration, avec l'objectif à immersion homogène et l'éclairage Abbe, les bacilles de la tuberculose apparaissent en général (fig. 9) sous la forme de bâtonnets mesurant, comme longueur, environ le quart ou la moitié du diamètre d'un globule rouge (0'""',00'15 à 0°"",0035). Si leur longueur est variable, leur épaisseur, très faible du reste, est toujours la

1. H. KiiHNE, Recherche des bactéries dans les tissus animaux, trad. française par Herman, Paris, 1889.

2. Voir à ce sujet : Borrel, Tuberculose pulmonaire expèrimcnlalc, étude anatomo-pathologiquc [Annales de l'inst. Pasteur, 1893, p. 602).

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