‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 143 sur 689 · DISTINCTION DES CULTURES HUMAINES ET AVIAIRES · texte numérisé non relu

DISTINCTION DES CULTURES HUMAINES ET AVIAIRES

l'absence de tout tubercule apparent, avec hypertrophie considérable de la rate et du foie'. Résultats bien remarquables en ell'et, si on les compare à ceux obtenus par Koch par l'injection intra-veineuse de ses cultures, qui provoquaient régulièrement une tuberculose miliaire généralisée.

D'autres expérimentateurs, opérant sur le cohaye, par inoculation sous-cutanée de ces mêmes cultures, ne réussissaient pas à provoquer les lésions progressives et étendues si caractéristiques de la tuberculose expérimentale 'chex cet animal ils en concluaient que le bacille de Koch subit une atténuation graduelle par sa culture répétée sur milieux glycérinés, JXon seulement la virulence, mais d'autres propriétés biologiques du bacille de la tuberculose semblaient modiliées par l'emploi des milieux de culture glycérinés : ainsi Koch avait montré que le bacille de la tuberculose est incapable de se développer à une température supérieure à 41°; Metchnikoff, qui se servait de cultures sur gélose glycérinée, les voyait se développer encore abondamment à 43°, 6 ".

Koch, mis en possession de divers échantillons de cultures sur gélose glycérinée, fut frappé de certaines particularités différentes de celles des cultures qui lui étaient familières; les effets des inoculations sur les animaux, notamment, étalent différents. 11 essaya vainement de l'action de toutes les températures, de divers agents chimiques, de la lumière, du passage sur des animaux peu réceptifs, pour provoquer sur ses propres cultures les modifications qu'il remarquait dans « ces cultures énigmatiques ».

C'est par une voie détournée qu'on finit par s'orienter au milieu de ces apparentes contradictions.

Les cultures obtenues par Koch avaient uniquement pour point de départ la tuberculose des mammifères (homme, singe, bœuf). Dans son mémoire de 1884, il se prononce, il est vrai, pour l'identité de la tuberculose humaine (ou des mammifères) avec la tuberculose des oiseaux, mais en se basant uniquement sur l'identité d'aspect des bacilles et de leurs réactions colo-

1. Yersin, Elude sur le développement du tubercule expérimental {Annales de L'inst. Pasteur, 1888, p. 283).

2 Metchnikoff, Ucbcr die pliagocytârc Rolle der Tulierkelricsenzellen {Virchow's Arch., 1888, Bd 103, p. 63).

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