CARACTÈRES DIFFÉRENTIELS DES CULTURES
rantes. Faute de pièces fraîches, il ne put pratiquer de cultures d'origine aviaire. Nocard et Roux, dans leur mémoire, ne précisent pas d'une façon bien nette la source de leurs cultures, sauf toutefois la culture initiale obtenue par Nocard et qui provenait d'un cas de tuberculose chez un faisan.
Depuis, de divers côtés, des faits expérimentaux se produisirent montrant l'extrême difficulté de communiquer la tuberculose de l'homme ou des mammifères aux oiseaux. On trouvera l'exposé de ces faits plus loin, au chapitre de la tuberculose aviaire. Se basant sur ces faits, Rivolta, le premier, émit l'idée que la tuberculose humaine et celle des oiseaux sont deux espèces ditférentes'. MafFucci a étudié de plus près les deux tuberculoses, et le premier s'etîorça de les distinguer au point de vue bactériologique^. Il constata que le bacille de la tuberculose desgallinacées, cultivé sur milieux solides, se développe sous forme de colonies blanchâtres, plus molles que les colonies grisâtres et sèches de la tuberculose des mammifèi'es. Le bacille de la tuberculose des mammifères ne se cultive pas au delà do 40°, tandis ([uc le bacille de la tuberculose aviaire vit et se développe abondamment à 43°. Maffucci établit aussi un certain nombre de ditférences qui existent entre les deux bacilles au point de vue de leur pouvoir pathogène, faits que n-ous exposerons plus loin. Koch, de son côté, put enfin trouver la source de ces cultures si ditférentes, à certains égards, des cultures obtenues et décrites par lui. Ayant eu l'occasion de se procurer plusieurs poules tuberculeuses vivantes, il en profita
FiG. 20. — Culture r(jcoiilc do tuberculose humaine sur g(51ose Rlycérinéo.
1. RivoLTA, Sullatulici-culosi dcgli nccel\i{Giornale di Anal, e Fis/oZ. 1889, fasc.!'^'').
2. Maffucci, Contribuzione aU'cliologia délia tubcrculosi (tubcixulosi dei gallinacci) [Ri forma medica, mai 1890}.