OBJECTIONS ÉLEVÉES CONTRE
générations sur la gélose; glycérînée^ y conserva toujours; son aspect sec^ "verruqueux^ et sa consistance spéciale..
On a révoqué en doute la valeur de ces caractères macroscopiques distinctifs des deux cultures; on. a, objecté que- parfois on rencontre des cultures de tuberculose aviaire qui présentent l'aspect sec,, Tcrruqueux des cultures bumaines,, et inversementj des cultures humaines qui offrent l'aspect mou et luisant des cultures aviaîres^ On peut, en effet,, quand, il s'agit de cultures âgées, trouver très exceptionnellement des exemplaires quî,^ à im examen superficiel, prêteraient à, la confusion. Mais presque toujours un examen plus minutieux permet, de faire la distinction. C'est ainsi que, dans les, cas oîi la culture aviaire^ sur milieux solides ou liquides, présente un aspect sec et yeiTuqueux pouvant induire en erreur,, il. suffit d'étaler un peu de cette culture sur la lamelle, de verre pour s'assurer qu'elle ne possède pas la cohésion et la résistance de la culture du bacille des mammifères. Pour ma part,, depuis quatre, ans, j'ai pratiqué et, entretenu parallèlement un nombre, extrêmement grand de cultures des deux tuberculoses, sur milieux solides et liquides, et je peux déclarer que je n'ai jamais, été embarrassé pour les discerner par l'ensemble de leurs; seuls caractères macroscopiques.
Fischel prétend qu'en cultivant le bacille humain d'abord dans un unif, puis sur de l'agar glycérinée boriquée, on. obtient une culture « offrant une certaine ressemblance avec les. cultures aviaires^ )).Mênie en admettant le fait énoncé par cet auteur,, ce ne serait pas un argument contre la distinction des deux bacilles, puisque la modification dans l'aspect macroscopique ainsi obtenue ne l'est qu'à la suite d'une modification apportée au milieu de culture.
Kruse a eu occasion d'étudier un certain nombre de; cultures, tuberculeuses provenant de l'homme ou des mammifères. Ces cultures lui ont paru présenter plusieurs des particulai ités macroscopiques : aspect gi-as et luisant, mollesse,, facilité d'étalement,, etc., propres aux cultures aviaires.. Ces: cultures, inoculées aux cobayes et aux lapins, se comportèrent, aussi,, dans, la
I. FisciiEL, Untevsuchiinfjen ilber die Morphologie und Biolor/in dex Tuberculose-Enegers, Wien^ 1893, p. 15. ■