‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 153 sur 689 · ET AUTRES MILIEUX VÉGÉTAUX · texte numérisé non relu

ET AUTRES MILIEUX VÉGÉTAUX

incncement sur pomme de terre réussit non seulement quand il est pratiqué avec des cultures déjà acclimatées, mais quand il est pratiqué avec des produits tuberculeux venant de l'animal-.

Ensemencé en surface sur de la macération de pulpe de pomme de terre, le bacille de la tuberculose se développe, que ce milieu liquide si peu nutritif soit acide ou neutralisé, additionné ou non de 4 p. 100 de glycérine. Chose inattendue, le milieu à réaction acide se montra plus favorable au développement que le milieu neutralisé. Sander s'assura en outre que la réaction primitivement acide de la macération de la pomme de terre devient alcaline par le fait de la végétation du bacille; quand ce changement est effectué, le développement s'arrête. Les milieux additionnés de glycérine deviennent au contraire acides et le demeurent malgré le développement du bacille. Sander pense que si la glycérine favorise si singulièrement le développement du bacille de la tuberculose, cela tient à ce qu'elle maintient la réaction acide du milieu, en dépit des produits alcalins élaborés par le bacille.

Pour Sander, le développement du bacille de la tuberculose s'elfectuerait avec plus de rapidité et d'abondance sur ces milieux végétaux que sur les milieux d'origine animale ; la pomme de terre serait un meilleur terrain de culture que la gélose glycérinée. Sander réussit aussi à cultiver le bacille de la tuberculose sur des radis noirs, des radis blancs, des choux-raves et sur du macaroni préalablement stérilisés dans la vapeur d'eau à 100°. La réaction de tous ces milieux est plus ou moins acide. D'après les inoculations faites par Sander, avec les cultures développées sur pomme de terre, sur des lapins et des cobayes, la virulence de ces cultures serait moins grande que celle des cultures faites sur gélose glycérinée

1. Sander, Ueber das W achsthum von Tuberkelbacillen auf pflanzlichen Nâhrboden {Arch. f. Hygiène, 1893, Bd 16, p. 238).

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