‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 173 sur 689 · DOSES D'ANTISEPTIQUES NÉCESSAIRES · texte numérisé non relu

DOSES D'ANTISEPTIQUES NÉCESSAIRES

Le tableau ci-dessus, emprunté au mémoire de Yersin, résume les résultats obtenus par lui avec les antiseptiques les plus employés. Les proportions indiquées dans la seconde colonne le sont en millièmes en volumes pour les liquides, en millièmes en poids pour les solides. La troisième colonne (A) donne la durée du contact des bacilles et de l'antiseptique pour laquelle tous les germes ne sont pas tués, la quatrième colonne (B) les durées d'action suffisantes pour tuer tous les germes'. 11 y a apparence que les expériences de Yersin, ainsi que celles de P. Villemin dont il va être question, ont été faites avec des cultures de tuberculose aviaire.

P. Villemin, dans sa thèse inaugurale, relate une série d'expériences bien conduites sur l'action d'un certain nombre d'agents chimiques sur la végétabilité du bacille de la tuberculose dans les cultures. Des tubes de gélose glycérinée furent additionnés de divers corps antiseptiques, et on détermina à quelle dose chacun de ces corps empêche le développement du bacille de la tuberculose. On voit donc que, dans ces expériences, il ne s'agit pas de doses susceptibles de tuer le bacille, mais seulement de doses suffisantes pour en arrêter la végétation. Tout développement fut entravé par l'addition au milieu de culture de ,4 d'iodure de potassium, de ou de d'acide hydrofluosilicique, de ~ de fluosilicate de potasse, de d'acide arsénieux, de d'acide borique. Des cristaux d'iode nageant dans le liquide amassé au fond du tube n'ont pas sensiblement entravé la culture. Il est vrai qu'il faut se demander si la matière organique coagulée autour du cristal n'a pas empêché la dissémination des vapeurs dans le tube. 11 en a été de même quand on a laissé tomber au fond du tube des fragments de phosphore blanc; quoique à la température ordinaire ce corps émette des vapeurs alliacées très appréciables, la culture ne s'en effectuait pas moins et a présenté un développement remarquable. Les vapeurs d'alcool éthylique ne paraissent pas entraver notablement les cultures; celles d'alcool méthylique, d'éther et de chloroforme les gênent sans les empêcher totalement ^ La gélose nutritive à laquelle on a

1. Yersin, De l'action de quelques antiseptiques et de la chaleur sur le bacille de la tuberculose (Annales de l'Inslit. Pasteur, 1888, p. 60).

2. Pour éviter l'cvaporation des corps volatils ajoutés au milieu nutritif, P. Vil-

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