‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 202 sur 689 · FORMATION DES CELLULES ÉPITHÉLIOIDES · texte numérisé non relu

FORMATION DES CELLULES ÉPITHÉLIOIDES

D'après ces données, Koch interprète de la façon suivante les rapports des bacilles avec les éléments cellulaires du tubercule. Il pense que le début du processus est marqué par l'apparition d'un ou de plusieurs bacilles à l'intérieur de cellules revêtant le caractère épithélioïde. Comme les bacilles de la tuberculose sont immobiles, il suppose que leur transport n'a pu s'effectuer que par l'intermédiaire des cellules migratiles du sang ou de la lymphe. « Cette cellule migratile chargée de bacilles se détruit-elle là oii elle s'arrête, mettant en liberté les bacilles qu'elle a transportés et qui pénètrent ensuite dans les cellules fixes avoisinantes, en provoquant leur transformation en cellules épithélioïdes; ou bien, ce qui paraît plus probable, sont-ce ces cellules migratiles elles-mêmes, chargées de bacilles, qui se transforment en cellules épithélioïdes d'abord, puis en cellules géantes? C'est là une question dont la solution demeure indécise. » A l'appui de l'hypothèse que ce sont les leucocytes migratiles qui servent de véhicule aux bacilles, Koch invoque l'exemple de la septicémie de la souris, maladie expérimentale étudiée par lui quelques années auparavant et dans laquelle les bacilles pathogènes sont visiblement incorporés dans les cellules blanches du sang. Si on injecte par la veine de l'oreille du lapin, dans la circulation générale, une quantité notable de bacilles tuberculeux et que l'on sacrifie l'animal au bout de quelques jours, le sang renferme de nombreux globules blancs chargés de bacilles; en outre, dans les divers organes, les poumons, le foie, la rate, « on trouve des cellules rondes typiques, uninucléaires ou à noyaux multiples, qui ne présentent nullement l'aspect épithélioïde, mais qui ressemblent absolument aux globules blancs du sang et qui contiennent également des bacilles tuberculeux. Il est difficile de ne pas admettre qu'il ne s'agisse là de cellules migratiles, qui se sont emparées des bacilles dans le courant sanguin et qui les ont transportés dans le tissu avoisinant. Le même fait s'observe chez les cobayes auxquels on injecte de notables quantités de bacilles tuberculeux dans le péritoine, et qui succombent dans la première semaine. »

L'évolution ultérieure du tubercule est envisagée par Koch de la façon suivante. La cellule migratile qui a transporté le bacille se fixe en un point donné et se transforme en cellule épithélioïde. En môme temps, le bacille qu'elle héberge, ou

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