II
de 6 ans et au-dessus . . .
sans indications
On voit donc, d'après ces chiffres recueillis par Rockl, que la tuberculose est fort rare chez les bovidés au-dessous d'un an, où elle ne figure que pour 1 p. 100 de la totalité des cas. La fréquence de la maladie augmente proportionnellement à l'âge; elle devient 10 fois plus forte de 1 à 3 ans, 30 fois plus forte de 3 à 6 ans; au-dessus de 6 ans, la proportion est 40 fois plus forte que chez les sujets de 0 à 1 an
Ces chiffres, que j'ai puisés à diverses sources, sont instructifs à plusieurs égards. La grande rareté de la tuberculose chez les veaux et chez les animaux jeunes montre, avec plus de netteté qu'en pathologie humaine, que la tuberculose n'est pas héréditaire, au sens propre du mot, c'est-à-dire qu'elle ne résulte pas d'une infection congénitale, intra-utérine ou conceptionnelle. L'augmentation régulière de la fréquence de la maladie avec l'âge prouve bien que l'infection s'effectue pendant la vie extra-utérine et que la maladie a d'autant plus de chances de se produire que l'animal, par le fait même d'une vie plus longue, est plus fréquemment exposé aux causes d'infection. Si , ce qui est incontestable pour les bovidés aussi bien que pour l'homme, la tuberculose est plus fréquente chez les sujets issus de tuberculeux, cela tient surtout aux occasions plus fréquentes de contamination auxquelles ces sujets
1. RôcKL, Ergebnisse der Ermittclungen iiber die Verbreituag der Tuberculose (Perlsuchl) untcr dem Rindyich im deutschen Reiche, vom 1"" Oct. 1888-30 Sept. 1889 {Arb. a. d. kaiserl. Gesundheitsamte, 1891, Bd 1, p. 479). • ■