‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 247 sur 689 · LA CONTAGION, VRAIE SOURCE DE LA · texte numérisé non relu

LA CONTAGION, VRAIE SOURCE DE LA

sont exposés, après la naissance, par la vie en commun avec leurs parents malades et dans un milieu infecté.

La contagion est la vraie cause de la tuberculose chez les bovidés comme chez l'homme ; c'est là un point sur lequel presque tous les vétérinaires sont d'accord. Souvent la maladie est importée dans une ferme, dans un canton, dans un pays indemne jusqu'alors. Bang, à qui l'on doit une étude intéressante sur la tuberculose du bétail en Danemark, fait observer que la maladie y était presque inconnue au siècle dernier et qu'elle ne s'y est développée qu'à la suite de l'importation de bétail venant de l'Angleterre et de l'Allemagne du Nord. Dans plusieurs îles danoises, oi^i la race autochtone subsiste à peu près pure et oii il y a peu d'introduction de bétail exotique, la tuberculose est rare ou inconnue'. Les recherches statistiques de Lydtin, portant sur le pays de Bade et la Bavière, lui ont montré que les contrées où l'on fait de l'élevage sans importation de bétail étranger, sont presque complètement épargnées par la tuberculose, tandis que cette maladie est très fréquente là où on introduit du bétail étranger^ C'est généi'alement un an après l'introduction d'une hôte malade que l'affection éclate dans l'étable. Bien n'est commun, dans une étable infectée, comme de voir une vache saine devenir malade quelque temps après avoir occupé la place laissée vide par une vache phtisique. Ce qui est surtout dangereux, c'est l'intimité et la longue durée des contacts entre les sujets sains et les sujets malades.

Comme pour l'espèce humaine, l'encombrement est un facteur redoutable. La tuberculose est beaucoup plus fréquente parmi les animaux soumis à la stabulation que chez ceux qu'on laisse pâturer en liberté. Elle s'observe surtout dans les étables étroites, malpropres, mal aérées. Il est de ces étables qui n'ont pas été nettoyées depuis un demi-siècle ! Dans les Hautes- Vosges, les vaches laitières deviennent tuberculeuses dans la proportion de 30 à 40 p. 100. « Ces vaches, dit Spillmann, ne sortent jamais de leur étable; les étables sont si basses qu'il est impossible de s'y tenir debout; elles ont tout au plus 70 à

1. Banc, Die Tuberculose unter den Hausthicren in Danemark {Deutsche Zeitschr. fur Thierriiedicin u. vergleichende PnlhoL, 1890, Bd 16, p. 3o3-433).

2. Lydtin, Die Perlsucht {Archiv f. d. wksensch. u. prakt. Thierheilkunde, t884r Bd 10, p. 1, 161 et 259). , • , •

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