‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 278 sur 689 · SYMPTOMES DE LA TUBERCULOSE DU CHIEN · texte numérisé non relu

SYMPTOMES DE LA TUBERCULOSE DU CHIEN

rhomme, il peut sans doute, à son tour, devenir pour celui-ci une source d'infection; il est évident que les produits de jetage du chien répandus sur le sol comportent le même danger que celui qui résulte des crachats provenant de l'homme phtisique.

Le symptôme le plus constant de la tuberculose chez le chien consiste dans l'amaigrissement de plus en plus accusé; l'animal est triste, son appétit est diminué et capricieux; il reste volontiers couché. Quand le siège principal de la lésion est le poumon, on observe une toux quinteuse, sèche d'abord, puis qui devient grasse; il y a souvent du jetage muqueux ou muco-purulent , qui n'est jamais abondant comme dans la gourme, et oii l'on peut déceler la présence des bacilles. La toux est souvent suivie de vomissements ou de vomituritions. A l'auscultation, on perçoit, selon le stade de la maladie, des râles humides, ou même du gargouillement. 11 y a de la dyspnée, qui s'accuse surtout par l'exercice. De la fièvre s'observe dans la plupart des cas, avec des exacerbations vespérales ou des accès irréguliers. La diarrhée est fréquente, séro-muqueuse, parfois sanguinolente. Souvent il y a complication de pleurésie et, aux stades plus avancés de la tuberculose pulmonaire, on note de l'ascite et parfois de l'œdème des membres.

La tuberculose des ganglions bronchiques et médiastinaux est souvent obscure dans ses manifestations, quand elle se produit sans lésions pulmonaires ou pleurales prononcées; elle s'accompagne des signes propres à l'adénopathie bronchique vulgaire (quintes et accès de dyspnée, cornage, etc.). Enfin, la tuberculose, même avec des lésions très accusées, peut évoluer chez les chiens sans provoquer de troubles ; les lésions tuberculeuses sont, dans ces cas, de simples trouvailles d'autopsie. Le diagnostic ne peut être entièrement fixé que par l'inoculation, l'examen bactériologique, ou l'emploi de la tuberculine. La nature tuberculeuse d'un épanchement pleurétique sera surtout reconnue par l'inoculation au cobaye ; parfois l'examen bactériologique y révèle la présence de bacilles. Quand il y a jetage, les bacilles peuvent également y être décelés.

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