‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 288 sur 689 · PRIMITIVE CHEZ LE SINGE. — EFFETS DE LA TUBERCULINE · texte numérisé non relu

PRIMITIVE CHEZ LE SINGE. — EFFETS DE LA TUBERCULINE

de plusieurs vertèbres dorsales. Dans un autre cas, les deux feuillets du péricarde étaient recouverts de nombreux tubercules; Rayer, du reste, mentionne déjà la fréquence relativement grande de la péricardite tuberculeuse chez le singe.

Koch, dans les faits examinés par lui, a constamment trouvé des bacilles, mais en nombre assez restreint; dans les cas observés par moi, les bacilles étaient au contraire très abondants dans tous les organes atteints. J'ai plusieurs fois inoculé à des cobayes des produits de tuberculose spontanée du singe; les effets de l'inoculation ont été absolument identiques à ceux que détermine l'inoculation des produits tuberculeux de l'homme.

Hénocque a soumis un singe tuberculeux à 5 injections de 4 milligramme de tuberculinc; ces injections provoquèrent la réaction caractéristique ; elles furent suivies rapidement d'aggravation des symptômes pulmonaires et de la mort de l'animal, avec des lésions de pneumonie caséeuse très étendues. Capitan dit avoir inoculé la lymphe de Koch, à la dose de 1 milligramme, à un singe atteint de tuberculose abdominale très avancée, sans obtenir de réaction bien nette ^ E. Grawitz a fait dans le Jardin zoologique de Berlin des expériences sur les effets de la tuberculine sur 32 singes, les uns tuberculeux, les autres sains; 20 de ces singes moururent ou furent sacrifiés, de sorte que l'autopsie permit de s'assurer exactement de l'existence ou de l'absence de la tuberculose. Chez les singes tuberculeux et reconnus comme tels à l'autopsie, l'injection de 1/2 à 10 milligrammes provoqua la réaction; ces animaux se comportent donc, à l'égard du remède, à peu près comme l'homme. Sur les 32 singes, 17 ne présentèrent aucune réaction à la suite de l'inoculation d'épreuve; à l'autopsie de 9 d'entre eux, on put s'assurer de l'absence de toute lésion tuberculeuse. Toutefois 9 singes reconnus non tuberculeux à l'autopsie présentèrent une réaction parfois très intense à la suite de l'injection de quelques milligrammes à 1 centigramme de tuberculine. Grawitz croit devoir en conclure que la tuberculine ne possède pas une valeur diagnostique absolue, chez le singe, pour la détermination de la tuberculose^.

1. HÉNOCQUE, Injections de liquide de Koch chez un singe (C. R. de la Soc. de Biol., 1891, p. 132). — Capitan p. 133).

2. Grawitz (E.), Ueber Versuche mit dem Koch'schen Mittel bel Affen {Deidsche med. Wochenschr., 1891, p. 657).

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