INOCULATION DE CULTURES HUMAINES
d'une souris grise quelques gouttes d'une émulsion assez dense de culture liumaine. Les souris demeurèrent parfaitement portantes, présentant seulement à l'endroit de l'inoculation un nodule induré qui diminua graduellement de volume. Elles sont tuées le 16 février. Les points indurés du dos ont presque totalement disparu; on n'y constate pas de bacilles. Les viscères sont normaux et ne renferment pas de bacilles.
IV. Le 13 février, on inocule sous la peau du dos d'une souris blanche et d'une souris grise quelques gouttes d'une émulsion de culture aviaire. Le 26 février la souris grise est trouvée morte, presque entièrement dévorée par sa compagne'. Celle-ci meurt le 6 avril; pas de lésion appréciable au point d'inoculation; pas de tubercules dans les organes; la rate est volumineuse; le frottis de la rate ainsi que celui du foie renferment quelques rares bacilles.
V. Le 15 septembre 1893, on inocule sous la peau du dos à deux souris blanches un quart de cc.de culture de tuberculose humaine. Le 3 janvier 1894, ces deux souris paraissent bien portantes. On en sacrifie une qui, à l'autopsie, ne présente aucune lésion tuberculeuse; aucun bacille dans le frottis des organes.
VI. Le 14 janvier 1893, on inocule à un rat blanc, sous la peau du ventre, un quart de ce. d'une émulsion de culture récente de tuberculose humaine. Ce rat maigrit beaucoup; il est mis à mort le 18 septembre. Rien d'apparent au point d'inoculation. La rate est énorme, sans tubercules apparents. Quelques granulations grises disséminées dans les poumons. Tous les organes donnent un frottis riche en bacilles.
VIL Le 9 février, on inocule à un rat blanc, sous la peau du dos, un peu (le culture aviaire. .Ce rat eut plusieurs abcès sous-cutanés qui s'ouvrirent spontanément, mais dont le pus ne fut pas examiné. On sacrifie l'animal le 8 septembre. Aucune lésion appréciable sous la peau; pas d'engorgement ganglionnaire. Rate volumineuse, foie d'apparence normale; les poumons sont criblés de tubercules. Les frottis faits avec le poumon, la rate et le foie sont pleins de bacilles.
VIII. Le 15 septembre 1893, on inocule un rat blanc dans le poumon, par piqûre à travers la paroi thoracique, avec un peu d'émulsioii de culture de tuberculose humaine. Le 3 janvier 1894, ce rat parait parfaitement bien portant. On le sacrifie; à l'autopsie quelques fines granulations dans les poumons, avec bacilles dans le frottis; les autres organes ne renferment pas de bacilles.
IX. Le 15 septembre, on inocule sous la peau du ventre d'un rat blanc un quart de ce. de culture aviaire. Ce rat bien portant en apparence et gros est sacrifié le 3 février 1894. On trouve sous la peau du ventre un petit abcès lenticulaire dont le pus est chargé de bacilles. Pas de tubercules visibles à l'œil nu dans aucun organe. La rate est volumineuse et le frottis fait avec cet organe ainsi que celui du foie sont riches en bacilles.
1. Il faut avoir soin d'isoler, dans des cages séparées, les rats et les souris en expérience, sinon, quand l'un de ces animaux vient à mourir, il est aussitôt dévoré par ses compagnons de captivité.