‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 312 sur 689 · MODE DE L'INFECTION TUBERCULEUSE CHEZ LES GALLINACÉS · texte numérisé non relu

MODE DE L'INFECTION TUBERCULEUSE CHEZ LES GALLINACÉS

decine une note communiquée par Bouley : ils avaient observé que les oiseaux de basse-cour, admis dans l'intimité des maisons, comme cela a lieu très souvent dans les campagnes, deviennent tuberculeux après s'être nourris de crachats de phtisiques, dont ils sont très friands'. Ribbert, frappé également par ce fait que la tuberculose des poules est une tuberculose intestinale primitive, supposa que le contage se transmet par les selles. Toutefois, il signale la rareté des ulcérations intestinales tuberculeuses chez ces animaux. Il chercha aussi vainement la présence du bacille dans les excréments des poules tuberculeuses. Pendant plusieurs mois il mélangea de semblables excréments à la nourriture de deux poules; celles-ci, sacrifiées au bout de deux mois, furent trouvées saines. Ribbert fut plus heureux dans ses essais d'inoculation : deux poules reçurent dans le péritoine des fragments de tubercules aviaires; sacrifiées au bout de deux mois et demi, ces poules présentaient des foyers tuberculeux peu nombreux, avec de rares bacilles dans la rate et le foie; le tube digestif était intact. Les lésions auraient sans doute acquis un développement plus considérable, si l'on avait laissé les animaux vivre plus longtemps.

Leichtenstern publia la relation d'une épizootie observée sur les poules d'une basse-cour des environs de Cologne ; le péritoine, le foie, la rate, la surface séreuse de l'intestin étaient parsemés de tubercules extrêmement riches en bacilles; la muqueuse intestinale était saine chez toutes ces poules. La maladie avait été introduite dans le poulailler, absolument indemne jusqu'alors, par un coq de Cochinchine tuberculeux; tous les descendants de ce coq furent atteints de la maladie. Leichtenstern en conclut que la maladie, dans ce cas, était non pas une tuberculose par ingestion, mais une tuberculose héréditaire -.

Sibley émet une opinion analogue; la tuberculose dans les basses-cours semble, d'après lui, se limiter à certaines couvées, épargnant les poules d'autres couvées vivant en communauté avec les premières ; des pigeons se trouvant dans la même promiscuité demeuraient également indemnes. Dans ces cas,

1. Devillers et Lenglen, Transmission de la phtisie de l'homme aux volailles iBullet. de l'Acad. de médecine. 1869, p. 202 .

2. Leichtenstern, Tuberculose bei Hiihner {Deutsch.: med. Wochenschr., 1S84, p. 494).

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