‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 314 sur 689 · PAR L'INGESTION DE PRODUITS TUBERCULEUX HUMAINS · texte numérisé non relu

PAR L'INGESTION DE PRODUITS TUBERCULEUX HUMAINS

ffeons et 2 moineaux. Ces animaux furent sacrifiés deux mois après; 3 poules présentaient de gros nodules tuberculeux du foie et de l'intestin, tels qu'on les observe dans la tuberculose spontanée des gallinacés; les autres oiseaux étaient sains. Dans une autre série d'expériences il injecta de la culture de tuberculose provenant d'un poumon d'homme phtisique dans le péritoine de 4 poules et de 8 pigeons. Ces animaux maigrirent; sacrifiés au bout de dix semaines, ils présentèrent à l'autopsie les nodules caractéristiques des intestins et du foie'.

Il semblait donc bien établi que les oiseaux de basse-cour peuvent facilement devenir tuberculeux en ingérant des matières tuberculeuses provenant de l'homme ou d'autres mammifères.

Cependant quelques faits discordants avaient été déjà observés. Nous avons vu que Villemin avait échoué dans ses tentatives répétées d'inoculation du tubercule de l'homme à un coq et à un ramier. Verga et Biffi, en 1868, tirent des essais d'inoculation de tubercules de provenance humaine à 4 poules et 12 grenouilles, sans résultat. Plus tard, ils prirent 6 poulets de la même couvée; 2 d'entre eux, servant de témoins, furent nourris avec du son, du grain et de la verdure; les 4 autres avec les mêmes aliments mélangés à des crachats de phtisiques. Au bout de trois mois, ces 6 poulets furent sacrifiés ; « ils étaient tous gras, augmentés de poids, avec les viscères et les poumons parfaitement sains. » Gotti en 1887 nourrit 7 poules avec des crachats d'hommes phtisiques; le résultat fut également négatif. Il observa en outre une épidémie de tuberculose parmi des poules qui n'avaient jamais été en contact avec des hommes tuberculeux ^ Hip. Martin fit une série d'expériences sur 14 poules, 2 coqs et 2 pigeons auxquels il inocula, par la voie péritonéale, des quantités considérables de produits tuberculeux provenant de l'homme ou du cobaye. De tous ces animaux, dont plusieurs furent inoculés à différentes reprises et qui furent sacrifiés plusieurs mois et même, dans un cas, plus de trois ans après la première inoculation, aucun ne présenta à l'autopsie la moindre trace delésions tuberculeuses. « Nous avons

1. KocH, Die .(Etiologie der Tuberkulose [Mitlheil a. cl. kais. Gesundheitsamte , Bd. 2, 1884, pp. 60 et Xi).

2. Faits empruntés au Mémoire de Rivolta : Sulla tubercolosi degli Uccelli [Giornale di Anat. e Fisiol., 1889, fasc. 1, p. 22).

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