‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 318 sur 689 · DIFFÈRE DE CELUI DE LA TUBERCULOSE HUMAINE OU BOVINE · texte numérisé non relu

DIFFÈRE DE CELUI DE LA TUBERCULOSE HUMAINE OU BOVINE

priétés pathogènes particulières à chacun des deux hacilles doivent seuls nous occuper ici.

Maftucci, dans son premier travail, dit que les poules adultes, inoculées avec des produits de la tuberculose aviaire dans le tissu cellulaire sous-cutané, ne présentent qu'une lésion locale au point d'inoculation; quand celle-ci alieu dans le péritoine ou dans le sang, on provoque une tuberculose généralisée. Des produits de tuberculose des mammifères, inoculés même à forte dose sous la peau, dans le péritoine, dans la circulation générale ou dans le poumon des poules adultes, ne provoquent pas d'effet pathogène. Les cobayes inoculés avec de la tuberculose aviaire dans le tissu cellulaire sous-cutané présentaient un abcès local, sans lésions internes; parfois l'animal résistait, parfois il mourait au bout de plusieurs mois dans le marasme, avec atrophie et pigmentation de la rate et atrophie du foie ; pas de tubercules dans ces organes. Les cobayes inoculés dans le péritoine mouraient au bout de quinze jours à trois mois ; dans le premier cas (au bout de quinze jours), on trouvait dans le foie des accumulations d'éléments lymphoïdes avec des bacilles; plus tard, de l'atrophie et de la pigmentation de la rate, de la nécrose partielle et de l'atrophie du foie, sans tubercules. Au bout de trois mois encore, on pouvait trouver, dans les organes, des bacilles cultivables et dont les cultures offraient les caractères propres à celles du bacille aviaire. Inoculés dans le poumon avec le bacille aviaire, les cobayes mouraient généralement au bout de quinze jours, avec de la pneumonie interstitielle, sans tubercules ni bacilles dans les viscères abdominaux. Chez le lapin, l'inoculation du tubercule aviaire dans le tissu cellulaire sous-cutané donnait un abcès riche en bacilles ; il pouvait se faire que l'animal présentât aussi des nodules secondaires dans les poumons, nodules riches en bacilles. La tuberculose humaine, inoculée dans les veines des chiens, les rendait tuberculeux ; ces animaux supportaient, sans rien éprouver, l'inoculation intra-vcineuse des produits de la tuberculose aviaire.

J'ai déjà fait mention (p. 190) de la déclaration de Koch au Congrès international de médecine de Berlin. Revenant sur son ancienne opinion, où il assimilait complètement le bacille de la tuberculose des oiseaux à celui des mammifères, ce savant reconnut qu'il avait affirmé cette identité en l'absence de cultures

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