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LE VIRUS DE LA TUBERCULOSE AVIAIRE

Cos faits n'obtinrent qu'un accueil très réservé de la part d'un certain nombre de vétérinaires présents au Congrès. Cependant, à partir de ce moment, l'attention demeura attirée sur les rapports de la tuberculose humaine et aviaire. En 1889, Rivolta, professeur à l'école vétérinaire de Pise, inséra à des poules, sous la peau ou dans le péritoine, des produits tuberculeux provenant de cobayes inoculés avec de la tuberculose humaine ainsi que des produits tuberculeux provenant du bœuf. Ces inoculations demeurèrent sans résultat. Des poules inoculées dans le péritoine ou sous la peau avec des tubercules aviaires moururent au contraire avec de nombreux tubercules disséminés dans les divers organes. Des produits de la tuberculose des poules inoculés sous la peau du cobaye provoquèrent des abcès au point d'inoculation, sans infection des organes internes; chez le lapin, l'inoculation sous-cutanée de tubercules aviaires provoqua également un abcès et la généralisation fut remarquablement lente; à la mort de l'animal, on ne trouva que de rares tubercules dans le poumon. « On voit donc, conclut Rivolta, que le virus de la tuberculose des poules ne trouve pas chez le cobaye un terrain bien favorable et, s'il prend chez le lapin, il ne se généralise que très lentement. Au contraire, le virus de la tuberculose des bovidés et de l'homme se multiplie beaucoup plus facilement chez ces rongeurs et se localise rapidement dans leurs organes internes. La tuberculose des poules est donc produite par un virus qui diffère spécifiquement de celui de la tuberculose humaine et bovine ^ »

Maffucci entreprit à son tour l'étude comparative de la tuberculose des mammifères et de la tuberculose aviaire, non seulement d'après les différences résultant de l'inoculation, mais d'après les particularités bactériologiques des cultures des deux bacilles^. On a déjà vu au chapitre VIT, p. 189, l'exposé complet des caractères distinctifs des cultures des deux bacilles, tels qu'ils ressortant des recherches de Maffucci, de Koch et de celles que j'ai faites en collaboration avec Gamaléia. Les caractères différentiels fournis par l'expérimentation et les pro-

1. Rivolta, Sulla tubei-culosi degli uccelM {G iorn. di Anatomia e Fisiologia 1889, fasc. 1, p. 22).

2. Maffucci, Contribuzione ail' ctiologia dclla tuberculosi dei gallinacci [Riforma inedica, 1890, mai).

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