ACCENTUANT SURTOUT LES RESSEMBLANCES
gaiies. D'autres animaux restèrent en parfaite santé; sacritiés au bout de 111 à 218 jours, la plupart n'offraient aucune altération tuberculeuse appréciable, quelques-uns seulement avaient quelques granulations miliaires sur le péritoine, le foie, la rate. Cadiot, Gilbert et Roger concluent de ces faits que « la tuberculose aviaire, contrairement à la tuberculose humaine, est plus active pour le lapin. que pour le cobaye; chez ce dernier animal, elle ne produit aucune lésion, ou bien elle donne lieu à un abcès caséeux; dans certains cas elle suscite la production de quelques rares tubercules viscéraux, qui ne troublent guère l'état général et tendent à subir la transformation graisseuse ». Cependant on peut provoquer chez le cobaye une tuberculose miliaire généralisée à la suite de l'inoculation intra-péritonéale de produits aviaires, mais ces faits sont tout à fait exceptionnels.
Dans une autre série d'expériences, Cadiot, Gilbert et Roger ont inoculé à 39 poules et à 1 faisan des produits tuberculeux provenant de l'homme ou de divers mammifères; l'injection de l'émulsion virulente se faisait dans les veines ou dans le péritoine, ou par ces deux voies à la fois. Aucun de ces animaux ne mourut spontanément; 2 vivaient encore au moment de la publication de ce travail ; les 38 autres ont été sacrifiés au bout d'un temps variant de 11 à 252 jours; 33 fois on ne constata aucune lésion ; o fois on trouva des tubercules du péritoine, du foie, de la rate; ces tubercules étaient d'une extrême petitesse, grisâtres, transparents, incontestablement de formation récente. C'étaient des lésions produites par le virus humain, car réinoculées au cobaye elles lui donnèrent une tuberculose généralisée, mais elles ne purent se transmettre à une nouvelle poule; le virus semblait donc avoir conservé ses propriétés originelles. Dans un autre cas, le virus parut se modifier plus profondément, et les lésions purent se réinoculer d'une poule à une autre. « En résumé, l'inoculation aux gallinacés de la tuberculose des mammifères n'entraîne généralement pas la mort; le plus souvent elle est bien supportée ; parfois elle suscite, vers le deuxième mois, quelques troubles passagers; enfin, dans quelques cas rares, elle détermine dans les viscères une éruption de granulations tuberculeuses. » Dans leurs conclusions, Cadiot, Gilbert et Roger reconnaissent hautement les différences qui